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L’Institut National de Formation des Travailleurs Sociaux (INFTS) a tenu hier mercredi 11 juin 2008 sa deuxième Assemblée Générale annuelle pour examiner les rapports généraux 2007. C’était au siège dudit institut, sis à l’Hippodrome. L’ouverture officielle de cette cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère du Développement Social, de la Solidarité et des Personnes Agées M. Amadou Rouamba.

Le représentant du ministre était assisté par le Directeur Général de l’Institut, Pr. Sidiki Traoré, spécialiste en épistémologie de la géographie accompagné par les membres de son administration. Plusieurs représentants des partenaires de l’INFTS ont répondu présent.

Il s’agit des ministères de l’Enseignement Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, des Finances, de la Fonction Publique, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Ont pris part également à cette Assemblée, les représentants de la Fédération Malienne des Personnes Handicapées, du Rectorat de l’Université, de l’AEEM pour ne citer que ceux-là.

Objectif de l’Assemblée Générale

En effet, l’Assemblée Générale est un organe de délibération de l’INFTS. Elle se tient deux fois par an. Aussi, l’objectif principal de la tenue de cette assemblée, c’est de faire l’examen de la situation de l’institut en vue d’analyser les progrès et les insuffisances afin de trouver des solutions appropriées pour son meilleur fonctionnement.

Selon le Directeur Général de l’INFTS, en parlant de ce qui va pour sa structure, il dira que son école ne connaît pas de sorties intempestives. De même, l’institut se félicite pour la qualité professionnelle et la disponibilité de ses enseignants. Par contre, les textes qui régissent le fonctionnement de son établissement et qui ont été relus pour l’année 2007 n’ont pas tenu compte du point de vue de l’institut.

En conséquence, ils ne sont plus adaptés aux besoins exprimés par l’établissement. C’est pourquoi le Directeur dira que l’institut en tant qu’établissement public à caractère scientifique et technologique avec l’autonomie financière ne peut plus recruter les fonctionnaires. Même un simple recrutement des bâcheliers pose d’énormes problèmes.

Comme exemple, le texte prévoit quatre années d’études tous cycles confondus, mais les bâcheliers, après deux années d’études déjà effectuées sont obligés de faire encore quatre ans. En tout, six ans pour avoir la maîtrise, ce qui n’est d’ailleurs pas normal, a souligné le Directeur.

Les filières de l’Institut

Rappelons qu’à l’INFTS, il y a deux cycles : celui des moyens pour les bâcheliers et le cycle supérieur pour les titulaires de Diplôme d’Etudes Universitaires Général (DEUG). Il reçoit également des professionnels de la santé, de l’action sociale, de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, des eaux et forêts, de l’élevage.

Aussi, au niveau du cycle supérieur, il y a la spécialisation du service social. La même initiative est prévue bientôt pour les bâcheliers. Avant de terminer, le Directeur a lancé un appel aux partenaires pour la révision des textes pour leur conformité au contexte réel de l’institut.

En outre, l’établissement attend beaucoup des conventions avec la Côte d’Ivoire en instance de signature avec le Groupe National des instituts de formation de la France, avec l’université allemande, l’INFTS de Tunis, l’Institut de la formation de la région Rhône Alpes France. L’inadaptation des textes constitue des entraves.

L’objectif de la lecture des textes

Dans son allocution, le secrétaire général du ministère a rappelé que la relecture des textes est intervenue dans le but de prendre en compte les différentes insuffisances des premiers textes. Ceux-ci transformaient en effet, l’Ecole de Formation en Développement Communautaire en INFTS et les exigences de l’environnement académique national et international, les attentes de son département ministériel et celles du marché du travail.

Malgré son caractère concensuel, force est de reconnaître que ce nouveau cadre réglementaire n’a pas répondu aux attentes, a dit le Ségal. Après ces constats, l’honneur revient à cette assemblée d’examiner avec bienveillance les difficultés qui font suite à l’adoption du nouveau code.

Au cours de cette assise, ils auront à se pencher sur l’adoption du procès-verbal de la dernière assemblée, l’examen du rapport d’activités et du budget 2007, les contraintes nées de l’application l’arrêté ministériel du 26 septembre 2007 et le point sur le partenariat.

En invitant les participants à faire une analyse objective, M. Amadou Rouamba a souhaité que les débats soient constructifs et dépassionnés et que des recommandations et conclusions pertinentes qui sortiront des travaux permettent de réaliser les objectifs de l’institut.

Hady BARRY

13 Juin 2008