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L’Assemblée générale élective de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) se déroulera les 7 et 8 octobre à Mopti. A cette occasion, L’Essor donne la parole aux trois candidats en lice pour la présidence du comité exécutif. Il s’agit du président sortant, Hammadoun Kollado Cissé, de Boubacar Baba Diarra et Boukary Sidibé dit Kolon, respectivement président du Djoliba et du Stade malien. Les trois candidats expliquent les raisons qui les incitent à se présenter, dévoilent leur programme et précisent leurs priorités en cas de victoire.

Boukary Sidibé dit Kolon : Boukary Sidibé dit Kolon est né le 7 mars 1971 à Bamako. Celui qui dirige le comité directeur du Stade malien depuis 2010 (auparavant il avait occupé le poste de vice-président des Blancs de 2006 à 2010), est titulaire d’un Bachelor en marketing et communication et d’un diplôme de Travel and Tourism obtenus au Collège Keyplan and Roxburgh de Londres en Angleterre. Président directeur général d’une agence de voyages de la place, Kolon, comme l’appellent familièrement les supporters, a été vice-président du comité exécutif de la Fédération malienne de football de 2009 à 2011. Commissaire de match auprès de la Confédération africaine de football (CAF) de 2010 à nos jours et Consulaire honoraire de la République centrafricaine au Mali depuis 2005, Boukary Sidibé dit Kolon est Chevalier de l’ordre national du Mali.

L’Essor : Quelles sont les raisons qui motivent votre candidature à l’élection des 7 et 8 octobre ?

Boukary Sidibé : Nous entendons ramener la vertu au coeur de la gestion du football malien. Ces dernières années nous avons constaté une certaine gestion qui n’honore ni les acteurs du football ni le public. Essentiellement les textes de base qui régissent le football ne sont soit ni appliqués, ni respectés, ni vulgarisés. Avec tous les membres de notre liste, qui restent des acteurs respectés du secteur, qui connaissent les réalités profondes du football malien, nous avons à cœur d’offrir aux Maliens qui aiment tant leur football, une nouvelle façon de gérer, sur des bases de modernisation, d’efficacité, d’apaisement.

Au cœur de notre gestion, ce sera une culture de la gagne basée sur le mérite et sur la garantie des commodités qui s’imposent à chaque situation. En somme nous voulons que les Maliens soient fiers d’avoir des compétitions solides et mieux structurées, des clubs forts qui favorisent le bien être des sociétaires, des équipes nationales performantes et empreintes de sérénité sur tous les plans. Enfin une administration efficace dont la pierre angulaire restera la formation permanente, le professionnalisme et le mérite.

L’Essor : Si vous êtes élu président, quelles seront vos priorités ?

Boukary Sidibé : Vous savez s’il y a une chose dont nous sommes sûrs, c’est que les Maliens méritent d’être fiers de leurs différentes sélections. Nous avons, pour plusieurs d’entre nous, sur notre liste, été il y a quelques années membres du comité exécutif de la Fédération malienne de football. Nous savons la gestion de l’intérieur et les tares qui y existent. Depuis plus d’une décennie nos compatriotes pensent chaque fois que l’heure de gloire est arrivée et puis c’est la désillusion. Depuis 1960, le footballeur malien est parmi les meilleurs du continent. Ce qui nous manque c’est la valorisation de ce footballeur.

Cela se constate dans les compétitions nationales et dans la gestion de sélections. Ce que nous voulons ramener, c’est la loi du mérite à la fois des joueurs en sélection, des entraîneurs et de l’encadrement technique. Ensuite instaurer le climat de sérénité nécessaire à l’acquisition de résultats à la hauteur des attentes. Nous avons un ratio d’un sélectionneur par an depuis 2002. C’est dû selon vous à quoi ?

Juste à un manque de planification, de programmation et de véritable projet. Nous avons toujours dit que la gestion de la sélection senior doit être considérée comme un projet sportif cyclique. Quels joueurs, quel entraîneur, quel esprit, quelles règles pour quel objectif et quelle durée ? Si nos électeurs nous font confiance à Mopti, ils nous auront aidés à venir rassurer le public sportif malien. Ensuite nous allons insister sur la pérennisation des compétitions de jeunes. Il faut que chaque année et à l’échelle nationale, que les jeunes de tout le pays, chacun dans son équipe, s’affrontent afin de permettre aux différents entraîneurs d’avoir une fourchette de choix pour constituer des sélections de jeunes performantes qui tracent les lignes directrices d’un football malien sain dans le futur.

Nous entendons faire parrainer ces championnats de jeunes par les hautes institutions afin de les impliquer dans un certain engouement populaire pour le football de jeunes. Imaginez que les cadets chaque année se disputent l’honneur de recevoir le trophée national des mains du président de l’Assemblée nationale. ça nous permettra de créer l’émulation. Nous insisterons sur l’assiette financière allouée à nos structures membres : les clubs et les ligues et ces allocations seront majorées.

C’est un impératif pour renforcer nos démembrements car nous ne sommes plus loin de l’instauration d’un championnat professionnel. Nous avons à cœur, en plus des clubs, de mettre les ligues régionales au centre de la gestion du football à la base en les dotant chacune d’un siège et en leur apportant les commodités d’accompagnement. Nous allouerons à chaque ligue un budget de fonctionnement annuel de 10 millions de F cfa pour qu’elles mesurent toute l’importance que nous entendons accorder à leur rôle de pilier.

L’Essor : Depuis plusieurs années, la fédération est confrontée à des crises multiformes qui l’obligent à jouer au pompier. Selon vous quelles sont les causes profondes de ces crises et que faut-il faire pour y remédier et remettre notre football sur les rails ?

Boukary Sidibé : Ce que je viens de dire plus haut donne déjà un aperçu de ce qui manque dans la gestion de notre football. Les crises ne viennent pas d’elles mêmes. Si certaines causes sont conjoncturelles, elles sont pour la plupart structurelles. On n’a jamais déclaré forfait pour manque d’argent à quelle que compétition que ce soit. L’état, et c’est une chance pour nous, a toujours été là pour supporter le financement des sélections et des compétitions.

Nous pensons que toutes ces crises sont en majorité le fait des hommes et des structures. Soit c’est un homme dans la chaîne qui a failli à sa mission, soit c’est une structure de la fédération qui a manqué à son devoir. Ce qui ramène la question de la bonne gestion, du management au centre du débat. L’administration du football à la FEMAFOOT doit être plus efficace, professionnelle. Un sélectionneur est vite parti parce qu’un voyage est mal préparé, parce qu’un billet d’avion est mal envoyé à un joueur, parce que le dîner des joueurs n’est pas servi ou parce que le médecin n’a pas les médicaments qu’il faut au bon moment.

Tout ça c’est l’improvisation, le manque de planification, le manque de professionnalisme à certains niveaux. Le diable est dans les détails et nous laissons trop de détails gripper notre machine. Or le monde actuel marche sur le tout professionnalisme. Cela manque à notre football. Nous avons les hommes, la méthode et une vision des moyens pour y remédier. Nous promettons que si nous arrivons aux affaires, on entendra très peu parler de crise pour un match mal organisé, un voyage mal préparé, des acteurs mal payés, des compétitions mal programmées, des techniciens mal formés et bien d’autres choses que nous voyons jusque là.

L’Essor : Quels sont les principaux axes de votre programme ?

Boukary Sidibé : Un financement conséquent, une administration efficace, des acteurs épanouis, des compétitions professionnelles, une vision claire en perspective et prospective, c’est cela qui nous guidera et que nous proposons. Bien entendu, j’ai détaillé les principales parties plus haut. Nous prônons un renouveau et nous entendons ramener la confiance dans notre football et la fin de ces crises qui n’honorent aucun des milliers d’amoureux du ballon rond dans nos villes et campagnes.

Hammadoun Kollado Cissé : Hammadoun Kollado Cissé est né le 11 octobre 1953 à San dans la région de Ségou. Détenteur d’une maîtrise en sciences économiques décrochée en 1977 à l’Université de Dakar, Kola, comme l’appellent familièrement les supporters, est Inspecteur des Impôts de classe exceptionnelle. La carrière de dirigeant sportif de Hammadoun Kollado Cissé a commencé au Racing club de Gao où il occupera le poste de secrétaire général.

Ce parcours conduira Kola au Sonni de Gao puis aux CLS (Comité local des sports) de Yanfolila et Yorosso et à l’AS SOGEMORK. En 1992, il devient secrétaire général du CLS de Kati et du Mamahira et en 2005, il est élu président de la ligue régionale de Mopti, sa région natale. Mais auparavant, Kola avait intégré le bureau fédéral de la FEMAFOOT en 1994 en qualité de Trésorier général-adjoint, poste qu’il occupera jusqu’en 2002. 2ème vice-président de la fédération d’octobre 2002 à septembre 2004, puis 1er vice-président de septembre 2004 à juin 2005, Hammadoun Kollado Cissé accédera à la présidence en 2009 à l’issue de l’Assemblée générale élective de Tombouctou.

L’Essor : Quelles sont les raisons qui motivent votre candidature à l’élection des 7 et 8 octobre ?

Hammadoun K. Cissé : Notre candidature est avant tout motivée par notre constant engagement en faveur de la pratique du football dans notre pays, et notre désir de répondre à la sollicitation des acteurs du ce football. Ce qui justifie notre ardent désir de poursuivre l’œuvre amorcée, au cours du mandat que nous achevons.

Rappelez-vous : il y a quatre ans, lorsque nous nous lancions à la conquête du mandat qui s’achève, nous sommes partis du constat que nos sélections nationales et nos clubs obtenaient, à l’échelle continentale, des résultats largement au dessous de nos espérances. Au bout, nous sommes arrivés à donner de la visibilité à notre football avec, notamment à la clé, une coupe CAF pour le Stade malien, une finale en coupe CAF pour le Djoliba AC, deux médailles de bronze consécutives pour la sélection vitrine, les Aigles, une place dans le Top 12 des meilleurs championnats africains. Le Stade malien est encore lancé sur un bon parcours en Coupe de la Confédération.

En somme, de nos jours en termes de résultats cumulés, le football national figure dans l’élite africaine, au grand bonheur de nos nombreuses populations mordues du ballon rond. Cette bonne santé de notre football à l’échelle continentale s’explique sans nul doute par sa bonne structuration et l’organisation réussie de nos compétions nationales.

Nous ne passerons pas sous silence le fait d’avoir réussi la véritable modernisation de l’administration de notre football et les nombreux programmes de formation que nous avons conçus et exécutés pour les intervenants de notre football. Pour autant, nous avons conscience qu’il reste encore beaucoup à faire pour satisfaire l’intérêt avéré des Maliens et Maliennes pour le football national. Notre engagement demeure la valorisation du football de management qui exige une synergie de qualités, des compétences et un environnement approprié.

L’Essor : Si vous êtes élu président, quelles seront vos priorités ?

Hammadoun K. Cissé : Ce sera, d’abord, de tout mettre œuvre pour que notre représentant en Coupe CAF, le Stade malien puisse rééditer son exploit de 2009, c’est-à-dire, remporter le trophée. Puis, Conformément à notre ambition d’un sacre continental, nous nous attèlerons à la recherche d’un sélectionneur national hautement qualifié. Celui-ci aura la charge de maintenir tout au moins le Onze national dans l’élite africaine, mais surtout de donner à notre pays les chances d’un sacre continental, déjà lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Enfin, nous nous attaquerons au phénomène de la violence qui prend des allures de plus en plus inquiétantes dans notre monde sportif. Alors que l’idéal est que la pratique du sport en général, et du football en particulier se fasse dans un cadre apaisé, favorable à l’expression du talent et du spectacle. Dans ce sens, nous nous attèlerons à la création d’un cadre permanent de concertations entre les différents acteurs. Ainsi, nous nous emploierons à dépassionner le cadre sportif, en mettant l’accent sur la formation des supporters. En réussissant le pari de faire connaitre les lois de jeux au plus grand nombre de supporters, nous nous engageons résolument vers l’apaisement de notre climat sportif.

L’Essor : Depuis plusieurs années, la fédération est confrontée à des crises multiformes qui l’obligent à jouer au pompier. Selon vous quelles sont les causes profondes de ces crises et que faut-il faire pour y remédier et remettre notre football sur les rails ?

Hammadoun K. Cissé : C’est vraiment regrettable de constater que depuis un certain, notre fédération est confrontée à des crises à répétition. Il nous faudra pour autant comprendre que ce phénomène s’explique par le fait que c’est le football même qui draine les passions.

Malheureusement, il y a de nombreuses incompréhensions qui s’amplifient par les passions. Sinon, nous restons convaincus qu’il n’y a pas d’inimitié ou d’adversité, entre les différents responsables qui sont pour la plupart de «bons amis» et qui se retrouvent toujours sur l’essentiel. Pour remédier au phénomène, il nous faudra nous atteler à la création et à l’animation d’un cadre permanent de concertations entre les différents acteurs. Ce qui permettra de trouver sans passion des réponses aux incompréhensions naissantes.

L’Essor : Quels sont les principaux axes de votre programme ?

Hammadoun K. Cissé : A travers notre plan d’action, nous mettrons en œuvre des stratégies adaptées pour atteindre des objectifs fixés, dans les domaines variés, et dans l’optique de répondre aux aspirations du monde de notre football. Les grandes lignes qui donnent les orientations des actions dans le prochain mandat, se condensent en ONZE POINTS.

Elles se résument à la consolidation de nos efforts dans le sens de la recherche de financement, du développement du football de base, du renforcement de nos acquis en matière d’organisation de compétitions, de l’expansion du football féminin, du football des jeunes et de la formation continue de tous les intervenants de notre football, en l’occurrence les administrateurs des ligues et des clubs de ligue 1, les entraîneurs des clubs, les entraîneurs du football féminin, les médecins sportifs, les arbitres de haut niveau, bref tous les acteurs impliqués dans la gestion de notre football.

Boubacar Baba Diarra : L’inspecteur Général de la police Boubacar Baba Diarra est né le 14 juin 1953 à Bamako. Diplômé de l’Ecole nationale d’administration, série économie (1977) et de l’Ecole nationale de police, cycle Commissaire (1979), l’actuel président du Djoliba est également détenteur d’un doctorat 3è cycle en gestion des organisations.

Boubacar Baba Diarra a également fait des études approfondies d’analyse et de gestion des organisations et est détenteur des diplômes de l’Institut national des hautes études de sécurité de Paris (2007) et du Centre d’étude de langues professionnelles d’Accra, série Anglais (2012). Sur le plan sportif, Boubacar Baba Diarra a été successivement président de l’Association sportive de Selingué (1987-1991), membre du Comité directeur de l’USFAS (1992-1995), vice-président du CSK (1994-1997), président de la Commission centrale des Jeunes (1997-2002), 1er et 2è vice-président de la Fédération malienne de football. Manager général des Aigles lors de la CAN 2002, il fut commissaire CAF de 2007 à 2009.

L’Essor : Quelles sont les raisons qui motivent votre candidature à l’élection des 7 et 8 octobre ?

Boubacar B. Diarra : Ma candidature n’est pas une candidature de revanche, encore moins une candidature de totale rupture étant entendu que tout ce qui a été fait par le comité sortant n’est pas mauvais. Ma candidature est celle de l’espérance ou de l’espoir. C’est parce que je me sens en capacité de performer le management du football malien pour lui permettre d’engranger autant de succès et le ramener, ainsi, à un niveau de respectabilité dans le football africain, que j’ai décidé de me présenter à l’élection du président de la FEMAFOOT.

Ce serait de la palissade que de parler de contre performance du football malien. Que d’espoirs déçus, de rendez-vous manqués d’Ibadan en 1961 à l’Afrique du Sud 2013. Le Mali n’a jamais pu remporter une coupe d’Afrique. Est-ce une fatalité ? Des nations autrefois méconnues ou absentes du gotha du football africain ont déclassé notre pays ou se sont hissées au sommet du football africain. Le mal est si profond que notre capacité d’indignation a été émoussée au fil du temps et des défaites de nos équipes. Ce constat si amer nous oblige aujourd’hui à nous interroger, acteurs du football que nous sommes, sur notre savoir-faire, notre capacité managériale et à rechercher les raisons des échecs successifs de notre football.

L’Essor : Si vous êtes élu président, quelles seront vos priorités ?

Boubacar B. Diarra : Le premier acte sera la reforme des structures du football. A ce niveau, nous proposons la création d’une structure Fédérale digne de ce nom au niveau de laquelle seront représentés tous les présidents de Ligues régionales de football. Ce qui permettra de donner au Comité exécutif de la fédération toute sa lettre de noblesse. C’est en cela que le Comité exécutif pourra jouer son rôle de définition, d’orientation de la politique de développement du football et de contrôle de l’action des autres structures de la Fédération malienne de football. Ce comité fédéral se réunira périodiquement (une fois par trimestre) pour évaluer le chronogramme des activités ou tâches qu’il aura au préalable élaboré et validé.

L’Essor : Depuis plusieurs années, la fédération est confrontée à des crises multiformes qui l’obligent à jouer au pompier. Selon vous quelles sont les causes profondes de ces crises et que faut-il faire pour y remédier et remettre notre football sur les rails ?

Boubacar B. Diarra : La résolution des crises passe également par des reformes. Comme par exemple la création d’une Direction générale de la Fédération malienne de football qui sera une structure purement administrative. Elle s’attèlera à l’exécution des tâches définies dans le chronogramme et à la gestion des activités de football. Son fonctionnement et son organisation seront déterminés dans le cadre d’un organigramme fonctionnel à adopter par le Comité exécutif.

Le mouvement de reforme sera sous-tendu entre autres, par la reforme de statut juridique des clubs, la modernisation de l’administration des clubs et l’accroissement de l’appui apporté aux clubs de ligues I et II et aux ligues de football. Le deuxième axe majeur sera consacré à la mise en place d’une véritable politique de développement du football à l’échelle nationale. Les éléments de mise en œuvre de cette politique sont : l’amélioration du niveau des compétitions; la reforme du système de formation des jeunes, la reprise des championnats de catégorie d’âge (U-17, U-20, U-15) et la reprise des championnats régionaux et de ligne 2 sur l’ensemble du territoire national. On peut ajouter à cela la création d’un championnat professionnel à moyen terme, l’encadrement et le suivi de l’élite à l’extérieur.

L’Essor : Quels sont les principaux axes de votre programme ?

Boubacar B. Diarra : En plus des reformes évoquées plus, nous nous engageons à réaliser chaque année un Centre fédéral d’excellence des jeunes destiné aux ligues de l’intérieur. Ces centres seront réalisés grâce aux subventions de la FIFA octroyées dans le cadre du projet Goal. La réalisation se fera de façon séquentielle en accordant la priorité aux régions du Nord moins nanties en infrastructures de football.

Pour le suivi et l’encadrement de nos joueurs à l’extérieur, un poste de conseiller sera créé dans une représentation diplomatique du Mali en Europe, en fonction de sa centralité. Dans le même cadre de développement du football, des championnats nationaux cadets et juniors seront organisés sur financement de la FEMAFOOT pendant les vacances de Pâques et de Noël. Ils regrouperont à Bamako les équipes championnes des régions. Un championnat régional sera organisé au niveau de chaque Ligue pour la représentation de la région à la Ligue I.

Le troisième axe de notre programme est celui qui permettra d’améliorer et d’assainir l’environnement du football. Les actions à entreprendre dans ce cadre sont : l’appui financier et technique aux différentes associations qui participent au développement du football et qui sont à la périphérie de l’activité; l’appui à la professionnalisation des journalistes sportifs partenaires incontournables et inévitables du football; la création du Comité consultatif composé d’anciens footballeurs dont il faudra valoriser l’expertise et la création d’une Cellule de coordination des Associations des supporters du Mali.

Le quatrième et dernier axe stratégique a trait à la mobilisation des ressources, à leur meilleure répartition et à leur emploi judicieux. En effet, la mise en œuvre de toutes les actions décrites dans le programme induit un besoin de financement de 6.250.000 .000 Fcfa.

Ce montant sera mobilisé grâce à des actions de sponsoring aux subventions de l’Etat, de la CAF et de la FIFA. Au delà de ce programme, je voudrais dire à tous les acteurs du football malien qu’il est temps de réaffirmer notre force de caractère et de construire une nouvelle histoire de notre football en choisissant l’espoir, l’unité plutôt que la division et la discorde et en proclamant la fin des rancunes mesquines, des récriminations dont la seule vertu est d’inhiber notre volonté d’aller de l’avant.

Dossier réalisé par la Rédaction

Essor du 04 Octobre 2013