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La Coordination des syndicats de l’enseignement secondaire (COSES) a organisé une assemblée générale, le jeudi 13 novembre, au centre islamique d’Hamdallaye. L’objectif de cette rencontre était d’informer les militants sur l’état des lieux du forum.

La COSES après mûres réflexions a décidé de participer au Forum national sur l’éducation. Pour ce faire, elle a exigé deux préalables: une invitation et les termes de référence du Forum. Comme souhaité, la COSES a participé aux différents ateliers thématiques et aux concertations régionales qui ont précédé le Forum en ayant pour cheval de bataille la revalorisation de la fonction enseignante qui, pour elle, passe obligatoirement par l’adoption d’un statut particulier, l’octroi d’indemnités substantielles, la récompense du mérite et la gestion de tous les enseignants contractuels de la Fonction publique.

Le Secrétaire général de la COSES, Tiémoko Dao a souligné qu’au regard de ces préoccupations, le forum a recommandé, entre autres, la revalorisation des conditions de rémunération, de vie et de travail des enseignants et chercheurs eu regard à l’évolution des coûts de la vie, le respect rigoureux des engagements pris par l’Etat face aux partenaires sociaux et l’harmonisation des systèmes de recrutement, de formation et de rémunération des enseignants fonctionnaires, contractuels de l’Etat, des collectivités et des communautés.

En ce qui concerne les traitements, Tiémoko Dao a affirmé que jusqu’à nos jours, ils n’ont pas connu une grande évolution. En effet, sur sept revendications seulement deux points ont fait l’objet d’un traitement. Il s’agit du paiement avec rappel de l’incidence financière de l’augmentation de la valeur indiciaire des professeurs contractuels à compter du 1er janvier 2007 dont le décret se rapportant a été signé et a connu des débuts d’application et la relecture de l’article 60 de la loi n°99-046 du 28 décembre 1999 portant loi d’orientation sur l’Education. Selon lui, cette loi a été promulguée.

Au cours de cette assemblée, les enseignants ont souligné que beaucoup reste à faire. Pire les retards répétitifs des salaires de leurs camarades des collectivités viennent s’y greffer. Pour ce point précis, ils ont jugé nécessaire d’agir en optant pour un arrêt de travail le mercredi 12 novembre dernier si leurs collègues n’étaient pas remis dans leur droit. En perspective, la COSES compte activer le préavis en cours.

Bandiougou DIABATE

Stagiaire

14 Novembre 2008