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L’organisation réaffirme son opposition systématique au maintien de la peine de mort

Soixante huit délégués des différentes sections de Amnesty international (AI) Mali étaient réunis, du 20 au 21 septembre, pour la 16e assemblée générale de l’organisation. Cette tribune a été mise à profit son président au Mali, Makan Koné, pour réaffirmer son opposition systématique au maintien de la peine de mort dans notre pays.

Les travaux de cette 16e assemblée générale, qui se sont déroulés à la Mutuelle des Travailleurs de l’Education et de la Culture (MUTEC) étaient présidés par le président de Amnesty international Mali, Makan Koné. Il avait à ses côtés des invités d’honneur des sections sœurs de la France, représentée par sa présidente Geneviève Garrigos et de la Côte d’Ivoire, par le Coordinateur MST.

Au cours des deux jours de travaux, il s’agissait pour les participants de procéder à la relecture des statuts, de présenter le rapport d’activité et d’élaborer un plan opérationnel pour 2009.

Le discours d’ouverture de cette assemblée générale a été mis à profit par les membres de cette organisation pour marquer leur opposition systématique au maintien de la peine au Mali.

«Nous ne transigeons jamais pour tout ce qui concerne le respect de la dignité humaine. C’est au nom de cette dignité que notre organisation s’oppose systématiquement à la peine de mort que nous considérons comme un châtiment cruel, inhumain et dégradant», a souligné le premier responsable de Amnesty au Mali.

Pour lui, «la peine de mort, en raison de son caractère irréversible et cruel, est incompatible avec les valeurs du monde moderne et constitue une réponse aussi inappropriée». Avant d’ajouter que «contrairement à une opinion généralement admise, elle n’a pas un caractère dissuasif. Elle ne fait que répondre à la brutalité par la brutalité. Elle élimine un condamné, mais ne met pas un terme à la criminalité».

La présidente de Amnesty international France et celui du représentant de la Côte d’Ivoire ont salué, à juste titre, la collaboration franche qui existe entre leurs sections et celle du Mali.

Kassoum THERA

25 Septembre 2008