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Leonseil malien des chargeurs est à un tournant important de sa vie. C’est pourquoi les chargeurs étaient réunis pour évaluer le chemin parcouru et mettre en place les jalons pour l’avenir. La mise en place du Conseil malien des chargeurs répond à une volonté politique des autorités maliennes d’impliquer activement le secteur privé dans la gestion et la recherche de solutions adéquates aux nombreux problèmes liés à l’approvisionnement du Mali, eu égard à l’enclavement du pays.

Dans son allocution de bienvenue, Amadou Djigué, président du Conseil malien des chargeurs, a remercié le gouvernement pour la confiance placée en eux et également pour son engagement. Il a prié le ministre de l’Equipement et des Transports d’être leur interprète auprès du gouvernement dans la prise en charge de leurs préoccupations.

Amadou Djigué a déclaré: “Nous prenons l’engagement de tout mettre en oeuvre pour remplir notre mission et nous attendons des autorités les moyens pour le faire.”

Il a rappelé que le Conseil malien des chargeurs a été mis en place juste avant la crise ivoirienne. Depuis, le conseil s’est investi à la recherche de solutions pour approvisionner correctement le Mali et exporter les produits maliens vers le reste du monde.

Il a aussi salué l’ensemble des chargeurs pour leur engagement constant.Le secrétaire général du ministre de l’Equipement et des Transports, Khalilou Sanogo, a salué le dynamisme des opérateurs économiques maliens dans la recherche des solutions alternatives pour
l’approvisionnement régulier des populations maliennes à des prix compétitifs. “Les autorités maliennes et la Nation tout entière reconnaissent le rôle très déterminant des chargeurs dans l’approvisionnement du Mali en marchandises”, a-t-il fait savoir.

Il a rappelé l’objectif recherché par l’Etat dans la création de cet instrument. En effet,dira-t-il, “ à travers cet établissement public à caractère profesionnel, l’Etat a voulu donner aux importateurs/explortateurs et transitaires, les moyens de contribuer à créer les meilleures conditions pour l’acheminement de leur marchandises. Certes,le démarrage de l’organisme se heurte comme toute création nouvelle, à des difficultés tant au plan institutionnel que financier.

Je voudrais rassurer à cet égard les chargeurs que le département des transports mettra tout en oeuvre pour dépasser rapidement cette étape. L’Etat sera toujours là pour jouer le rôle qui est le sien.

Le secrétaire général du ministère de l’Equipement et des Transports a informé les chargeurs qu’il sera instauré des mécanismes de concertation à tous les niveaux entre chargeurs et agents de l’administration.

Le Conseil Malien des Changeurs (CMC) est un établissement public à caractère professionnel créé en 1999 par l’Ordonnance n°99-036/P-RM du 23 septembre. Le Décret n°99-426/P-RM du 29 décembre détermine son organisation et ses modalités de fonctionnement.

Le Conseil Malien des Chargeurs a pour mission l’organisation et la représentation professionnelle des Chargeurs maliens.

A cet effet, il est chargé de: donner son avis à la demande des pouvoirs publics ou formuler des suggestions de sa propre initiative sur toutes les questiosn ayant trait au transport et au transit des marchandises ; défendre et représenter les intérêts des chargeurs tout le long de la chaîne des transports ; mener des consultations et des négociations avec les intervenants de la chaîne des transports en vue de réduire les coûts et les délais d’acheminement des marchandises ; entreprendre et coordonner les études, les actions de formation, d’information et de conseil pouvant contribuer à la promotion et au développement des activités des chargeurs ; contribuer à la mise en oeuvre des mesures de facilitation et de simplification des formalités,des procédures et des documents administratifs et douaniers ; suivre l’évolution des tarifs, des coûts et de la qualité des services tout le long de la chaîne des transports ; contribuer à la réalisation des magasins, entrepôts réels sous douane, ports secs ou toutes autres infrastructures en vue d’améliorer la fluidité du trafic et les conditions de stokage des marchandises ; élaborer les statistiques des flux de trafic de marchandises.”

Cette modification de la mission du CMC a été motivée par le constat de divergences d’interprétation de ses attributions et du conflit de compétentes latent entre lui et la Directeur National des Transports.

Les organes d’administration et de gestion du CMC sont : l’Assemblée consulaire, l’organe délibérant,comprenant 133 membres titulaires et 133 membres suppléants élus parmi les commerçants importateurs/exportateurs et les transitaires;le Bureau, l’organe d’orientation et de contrôle, comprenant 7 membres élus parmi les membres de l’Assemblée et dirigé par un président qui est également le Président du CMC; le secrétariat Général, l’organe exécutif du CMC, dirigé par un secrétaire général nommé par décret pris en Conseil des Ministres.

Le CMC n’est pas encore pleinement opérationnel tant du fait de difficultés au plan des textes qu’à cause de la précarité des ressources financières qui’il peut mobiliser. Malgré cela, certaines activités ont été menées.

Tiémoko TRAORÉ

29 août 2006.