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Quoi de plus explosif et de dangereux que des jeunes qui ne vivent que de banditisme, d’agression à mains armées. Ils sont accros à cette vie de malfaiteurs, terrorisent, dépouillent et même tuent toute personne qui passe sur leur lieu d’opération. Tel a été le cas de Bakary Fané, soudeur.
Quarante ans, deux épouses, père de 5 enfants, Bakary Fané a vécu sa dernière journée le 17 décembre 2010. Revenant d’une course, Fané, sur sa moto Jakarta, se doutait qu’il avait rendez-vous avec la mort. Il a été retrouvé à 23 h tué avec une arme à feu à l’angle du terrain municipale de la Commune II, lieu de cette opération criminelle.

Le commissariat du 3e arrondissement a été averti du crime grâce à un appel anonyme. De fil en aiguille, trois personnes sont arrêtées dont Ibrahim Traoré dit Bouramani, qui est le présumé tireur, son acolyte et complice Adama Diakité dit Noss et Mikaélou Guèye, le chef du gang, qui est accusé de complicité d’assassinat et surtout de n’avoir pas averti les autorités après avoir eu connaissance du crime.

Le constat est fait, Bakary Fané n’est plus. Sa moto a été amenée par ses tueurs selon l’informateur. L’enquête est entamée. De recherche à recherche, d’informateur à informateur, la brigade de recherche du 3e arrondissement découvre un grin de malfrats. Ils ne sont pas chômeurs, du moins pour Bouramani qui est charcutier. Habitué au sang, ce dernier semble insensible à la vue du sang, même humain.

Tapis dans l’ombre dans l’attente d’une proie facile, Bouramani et ses acolytes équipés d’armes à feu, d’armes blanches et surtout de patience, ont cueilli Bakary Fané, qui fut la parfaite victime. Selon les explications de Bamoussa au sein dudit groupe après qu’il ait barré la route, la victime les implorait de le laisser rentrer auprès de sa famille. A peine il finissait de formuler ses doléances de ces assassins que Bouramani, dans un geste qui sera fatal à la victime, il son arme artisanal, tire sur Bakary Fané et s’est enfui avec son butin.

Ne vivant que de ces crimes, ces jeunes hommes sont rentrés chez eux tout bonnement. Parallèlement sa famille l’attendait et c’est la police qui découvre son corps inanimé. Afin d’éclairer la lanterne du procureur, la police a réuni les preuves impliquant les prévenus.

En attendant de retrouver Bamoussa en fuite et qui est celui qui interrompu le trajet paisible de Bakary Fané, les bandits ont été mis sous mandat de dépôt et présentés au procureur le lundi 3 janvier 2011. Avec cette intervention, la police se dit confiante pour retrouver la dernière pièce du jeu.

Aminata A. Lah

(stagiaire)

05 Janvier 2011.