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Le Sergent-chef Amadou Traoré du régiment des commandos parachutistes a été froidement assassiné dans la nuit du jeudi au vendredi dernier. Mais pourquoi a-t-il été tué ?

Cet élément des Bérets rouges a été assassiné au service dans le camp des paras situé sur la route de Kati, à Koulouba. Le sous-officier Amadou Traoré a été abattu à bout portant par un fusil de militaire, donc assassiné par des porteurs d’uniforme. Selon notre source, après le forfait, les gardes présidentiels, qui se trouvaient non loin dudit camp, se sont rendus sur le lieu afin de mettre les éventuels responsables hors d’état de nuire. Mais contre toute attente, deux autres Bérets rouges qui voulaient s’échapper ont été surpris.

Malheureusement pour eux, leur véhicule est tombé en panne. Toute chose qui a compromis leur fuite avant l’arrivée de la reconnaissance de la garde présidentielle située à quelque mille mètres du camp des Bérets rouges de Koulouba. Ces deux éléments présents sur le lieu ont été pris pour fournir d’amples informations pour les raisons de l’enquête. Selon nos informations, il existe un règlement de comptes entre certains Bérets rouges.

Ceux qui s’étaient sentis trahis par les leurs seraient en train de leur rendre la monnaie de leur pièce car après les événements du 30 avril dernier, il a été ordonné aux Bérets rouges de se faire enregistrer au Camp I de la Gendarmerie nationale et cela, pour se démarquer de toute tentative de désertion et de continuer à percevoir leurs soldes.

Suite à cet appel, plusieurs Bérets rouges ont exécuté cet ordre en s’enregistrant au Camp I. Cependant, d’autres Bérets rouges n’ont pas accepté d’aller se faire enregistrer au Camp I, bien qu’ils n’aient pas participé aux affrontements du 30 avril dernier. Ces derniers ont donc certainement pensé que ceux qui se sont enregistrés ont trahi le corps. Depuis lors, les Bérets rouges ont commencé à se regarder en chiens de faïence lorgner et à nourrir des idées revanchardes.

Des sources militaires venant du corps des Bérets rouges affirment que le Sergent-chef Amadou Traoré n’a jamais participé aux révoltes des Bérets rouges.

Mieux, précisent-elles, depuis les évènements jusqu’à son assassinat, le Sergent-chef continuait de vendre dans le foyer. D’autres sources militaires soutiennent la même thèse et expliquent que son assassinat est un règlement de comptes de ses frères d’armes qui ne sont pas d’accord avec son neutralisme dans l’affaire qui concerne leur corps. Par ailleurs, d’autres signalent que c’est encore l’œuvre des Bérets verts qui continuent toujours leur « chasse aux Bérets rouges ».

Mais ces sources n’avancent pas d’autres arguments pour étayer ce qu’ils disent. Dans tous les cas, notre armée nationale n’a nullement besoin de ces tueries car il y a d’autres problèmes plus urgents à régler. En effet, des ennemis rebelles du Nord ont envahi les deux tiers de notre territoire et chassé nos militaires de ces zones. Donc, au lieu de s’entre tuer à Bamako, que ces Bérets rouges et verts sachent que les envahisseurs du Nord les attendent.

Oumar Diakité

Le Combat du 13 Août 2012