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Il semblerait que pour mieux assainir et sécuriser la Capitale, des mesures sont prises depuis le 4 Février dernier par les autorités du District, en synergie avec le gouvernement.

En tout cas, la bonne nouvelle a été apportée aux populations de Bamako par le gouverneur Ibrahim Féfé Koné lui-même, à travers des rencontres organisées dans les différentes Communes du District.

Ainsi, pour donner du ton et de l’engagement, Ibrahim Féfé Koné s’était fait épauler par le maire du District de Bamako, M. Adama Sangaré, ceux des communes, les responsables en charge de la Sécurité et de l’Assainissement…

Au menu des débats se trouvait la lancinante question de déguerpissement des domaines publics, aujourd’hui envahis par des vendeurs d’essence , des étalagistes, des tenanciers de kiosques, des marchands à la sauvette…

Les constructions anarchiques, l’assainissement, la sécurité des personnes et des biens, celle de la route “qui tue en longueur de journée”… Tels sont, entre autres, les préoccupations sur lesquelles le gouverneur Ibrahim Féfé Koné a marqué un ton très ferme.

Emotion ou dévotion? Toujours est-il que le gouverneur a laissé entendre que dans une ou deux semaines, les feux tricolores de Bamako seront tous fontionnels. Mais de la date de ces déclarations à nos jours, près d’un mois s’est écoulé sans que l’occasion soit donnée, aux citoyens et usagers de la circulation bamakoise, de constater la véracité de ces promesses.

Pire, on constate plutôt plein de feux de signalisation, mais qui, miraculeusement, continuent néanmoins de fonctionner ! Personne ne peut donc douter de la sincérité de l’engagement de Ibrahim Féfé Koné, encore faut-il, pour autant, “donner le temps au temps“, comme on dit.

C’est dire qu’en dépit de sa bonne foi, l’homme avait fait de telles promesses comme s’il ignorait ce qui, de tout temps, a été, selon certains citoyens, le péché mignon des autorités du District : dire ce qu’ils ne font pas, et ne pas faire ce qu’ils disent.

Si bien que lesdites autorités ont le plus souvent été indexées par les populations, par rapport à d’autres maux jugés plus dangereux, tels que le laxisme, la fuite en avant, la complaisance…

En effet, à propos de ce déguerpissement des domaines publics, combien de fois a-t-on parlé et pris des mesures, mais sans jamais passer aux actes? Combien de fois a-t-on tenté de dégager tout ce “beau monde” qui obstrue le Boulevard du Peuple? Et que dire de plus, si ceux qui sont chargés de gérer la circulation sont ceux-là mêmes qui, de par leurs comportements, créent le désordre et l’anarchie?

Les Bamakois, eux, ne trouvent aucune reponse à ces questions. Ce qui ne les empêche pourtant pas de souhaiter obtenir la réponse à cette question :quand est-ce que les feux tricolores seront-ils fonctionnels dans le District?

Seul le gouverneur Ibrahim Féfé Koné détient peut-être la réponse. Mais en attendant, par delà ces feux de signalisation non encore dépannés, les domaines publics continuent toujours d’être la chasse gardée des spéculateurs. Et notre Capitale persiste à se salir davantage.

Adama S. DIALLO

11 Mars 2008.