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Le paradoxe des villes maliennes


L’insalubrité, les eaux stagnantes dans les villes maliennes ont atteint leur paroxysme. Face à cette situation déplorable à conséquences multiples, les actions de développement sont sérieusement menacées à travers la dégradation continue des infrastructures ces dernières années.

A l’égard de la dégradation continue des infrastructures routières, la multiplication des ordures ménagères et celle des eaux stagnantes en milieu urbain, des observateurs de toutes sensibilités, victimes de ce fait n’hésitent pas à affirmer leurs opinions sur les causes, les raisons des entretiens des infrastructures routières et la gestion des ordures en milieu urbain.


La nécessité de rompre avec les errements

La multiplication des efforts dans ces domaines est sans doute relative, dans la majeure partie des cas, à l’organisation des grandes rencontres internationales. Ce qui semble être la triste réalité du pays où les autorités chargées de cette affaire font peu de riposte.

Il faut rompre avec les errements face à des situations qui ne font que nuire aux activités quotidiennes de la population, leur santé et aussi le développement de la ville. Les infrastructures routières en cette période se dégradent de plus en plus et sont à l’origine des accidents de la circulation.

Elle tire ses origines de l’ignorance et de la négligéance totale des autorités communales. Or, la Coupe d’Afrique des Nations de 2002, ainsi que les grands sommets internationaux qui ont suivien la CAN avait permis de donner un élan particulier ou processus de développement et d’assainissement urbain.


Un relâchement

Ces évènements furent l’occasion d’une meilleure gestion des ordures. Mais, on constate depuis un certain temps, un relâchement dans ses efforts. Certes, l’engagement des acteurs chargés de la santé, et les efforts pour éradiquer le paludisme, le cholera, et autres maladies liées à ces effets, n’est un secret pour personne. Des moustiquaires imprégnés à la pulvérisation intra-domiciliaire. Toute chose qui prouve sans équivoque, la prise en mains du mal de la nation par les autorités.

Cependant le paradoxe de ses efforts se situe au niveau de l’insalubrité, du manque d’assainissement adéquat et de la multiplication des marres intra-urbaines, véritables lieux de multiplications des moustiques, et mêmes des maladies graves. En tout cas, le développement d’une ville passe forcement par des infrastructures routières de qualité, une bonne gestion des ordures, l’assainissement.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

21 Août 2008