Partager

S’il y a un secteur sur lequel les autorités maliennes devront s’attaquer pour rendre la ville de Bamako plus coquette dans le cadre du cinquantenaire de notre pays, c’est bien celui de l’assainissement.

Au lendemain de la mise en place de la Commission d’organisation du cinquantenaire, les autorités du district et les maires des six communes de Bamako s’étaient engagés à faire de Bamako une ville propre avant le 22 septembre 2010. Plus d’une année, le constat reste mitigé même si la volonté d’assainir la capitale est patente. Mais à en juger par ce qui est en train d’être fait sur le terrain, on se rend compte que l’assainissement est le domaine qui risque d’échapper aux autorités.

Il est vrai que Bamako est en train de retrouver un nouveau visage, avec des espaces verts aménagés par ci, des trottoirs dallés, des routes réhabilitées, des échangeurs par-là… Mais le hic, c’est que les autorités sont en train de passer à côté du volet assainissement. Même s’il y a quelques semaines, elles ont promis de nettoyer les dépôts de transit en dehors de la capitale. Une chose est de prendre la décision, une autre est de l’exécuter.

Structure chargée de l’assainissement, la voirie est aujourd’hui loin d’accomplir les missions à elle confiées. Ce n’est pas par manque de volonté, mais parce qu’elle ne dispose pas d’assez de matériels pour s’occuper de tous les dépôts de la capitale. De plus, le matériel roulant est quelque peu vétuste. C’est pourquoi, les dépôts de transit de Bamako, notamment celui qui se trouve derrière les rails à quelques encablures de la mairie de la Commune III est depuis des années devenu un dépôt final. Tous savent que le travail de transport vers les dépôts finaux ne relève pas des GIE qui sont pour beaucoup dans l’assainissement.
Les mairies sont en train de jouer leur partition dans le l’assainissement du cadre de vie des populations, mais toujours est-il que les efforts sont limités. Le salut peut venir d’un effort conjugué entre les collectivités, les populations et la voirie.
Autre chose qui contribue à salir la capitale, c’est l’absence des installations d’infrastructures d’accueil des petits déchets. Ce sont ces corbeilles à ordures qui, lors du sommet France-Afrique, étaient visibles un peu partout sur les trottoirs, des bacs à ordures dans les coins stratégiques. Ils constituaient un salut dans la collecte des déchets plastiques.

Amadou Sidibé

06 Septembre 2010.