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Face au chiffre accablant de cas de paludisme soit 59,7% dans la Venise, la Mairie de la ville de Mopti envisage plusieurs projets pour améliorer l’hygiène gage de l’amélioration de la santé des populations.

Pour en savoir davantage sur l’assainissement de la ville de Mopti, nous avons rapproché le maire de la Commune urbaine de Mopti, en marge du lancement de la Campagne de distributions de Moustiquaires imprégnées à longues durées d’action (Mild). Le maire Issa Kansaye qui place son mandat sous le signe de l’assainissement de la ville de Mopti, queue de peloton pour ce qui concerne l’assainissement au Mali. La situation dans sa ville se caractérise par un taux très élevé de cas de paludisme dans la cité avec 59,7% de taux de prévalence contre une moyenne de 34%. Pour inverser cette tendance, la mairie envisage plusieurs projets.

« Dans un premier temps, à la mairie, nous avons profité en marge du lancement de la Quinzaine de l’Environnement à Mopti le mois de juin passé pour lancer le concours Mopti ville propre entre les 11 quartiers sur deux mois dont nous attendons les résultats incessamment. Un autre projet, nous a permis de doter des quartiers de matériels nécessaires pour prendre en main l’assainissement de la cité.  Des GIE dans le domaine de l’assainissement et des jeunes ont été également dotés de kits d’assainissement sans condition et qui jouent aujourd’hui leur rôle de citoyenneté à travers leur implication sans défaut dans l’assainissement de la ville », a révélé M. Kansaye.

Perspectives

« Pour infléchir toujours la courbe de prévalence du paludisme et améliorer le cadre de vie à Mopti, nous avons d’autres projets qui concernent l’aménagement de 40 km collecteurs et de caniveaux mais aussi l’aménagement des axes stratégiques qui mènent dans les centres de santé, des écoles et des lieux de cultes… où les accès sont difficiles. Ce dernier projet va coûter à la mairie 19 millions de F CFA », a informé le maire. « L’assainissement n’est pas seulement l’apanage de la mairie seule, c’est l’affaire de tous », ajoutera-t-il.

M. Kansaye : « En plus de la station d’épuration de l’Angesem, où environs 1500 à 2000 familles sont connectées. Nous avons un partenariat avec la Fondation Carter qui va nous permettre la construction d’une station de traitement de boues de visage pour un montant d’environ 130 millions de F CFA (200 000 euros), sur lequel 150 jeunes seront formés pour la production du composte et des briques qui seront utilisées pour faire des rues en pavés. Toutes ces activités permettront, j’en su sûr, d’améliorer l’hygiène et de créer de l’emploi à Mopti ».

O.D.
15 Aout 2017