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La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton a rencontré le président égyptien déchu Mohamed Morsi, gardé au secret par l’armée, et assuré qu’il allait « bien », avant de repartir mardi sans issue en vue à la crise. La France a jugé la situation en Égypte « très critique », et a appelé, à l’instar des autres pays de l’UE et de Washington, à la libération de M. Morsi, qualifié de « détenu politique ».Plusieurs milliers de ses partisans, déterminés à poursuivre leur bras de fer avec l’armée, ont défilé dans l’après-midi en plusieurs endroits du Caire pour réclamer le retour au pouvoir du premier président élu démocratiquement du pays. Le vice-président du pays Mohamed ElBaradei, prix Nobel de la paix, a douché une nouvelle fois les espoirs des pro-Morsi, réaffirmant que l’ancien président avait « échoué » et rejetant l’idée qu’il puisse participer au processus de transition.Toutefois, a-t-il souligné, « les Frères musulmans (dont est issu M. Morsi) font toujours partie du processus politique, et nous voulons qu’ils y prennent part ».La poursuite du bras de fer entre armée et pro-Morsi fait redouter de nouveaux bains de sang, notamment après la mort de 81 civils et d’un policier dans des affrontements entre islamistes et forces de l’ordre samedi au Caire. AFP.