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Le chef de la diplomatie du Burkina Faso est arrivé mercredi à Bamako en compagnie des représentants de l’UE, de la France, des Nations Unies et de l’UA espérant convaincre les autorités maliennes de signer l’accord élaboré à Ouagadougou.

Cet accord a été d’office accepté par les groupes armés touaregs. Après d’intenses tractations mercredi et jeudi, le médiateur et les partenaires internationaux ont échoué à convaincre les autorités maliennes de signer cet accord. Les discussions ont buté sur les modalités du cantonnement et du désarmement des combattants touaregs ainsi que sur la question des poursuites engagées contre des chefs rebelles.

En clair pour les autorités maliennes, le désarmement des groupes armés touaregs et l’entrée de l’armée malienne à Kidal ne se discutent pas.

La levée des poursuites judiciaires réclamée par le MNLA et le HCUA a également été rejetée par la partie malienne.

Toutes les tentatives de la délégation burkinabé pour amener le Mali à signer cet accord ont échoué.
Le médiateur et les partenaires sont retournés hier au Burkina Faso pour rendre compte des conclusions de cette rencontre à Blaise Compaoré.

Ils doivent être rejoints dans la capitale du Faso par la délégation malienne pour une relance des négociations.

ABDOULAYE DIARRA

L’Indépendant du 14 juin 2013.