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C’est une grosse prise que les forces de défense et de sécurité du Mali ont réussi le samedi 9 février à Ménaka par l’arrestation de trois combattants du MNLA parmi lesquels le chargé de la santé au conseil transitoire de la fantomatique république de l’Azawad Abdoul Karim ag Matafa et deux de ses compagnons burkinabé et algérien. Aux trois combattants du MNLA s’ajoutent six du MUJAO, ils ont tous été transférés à Bamako depuis samedi.

Après la reconquête de la ville de Gao le 27 janvier 2013 par les soldats français et maliens et la fuite des islamistes, une quarantaine d’éléments se réclamant du MNLA avaient pris possession de la ville de Ménaka. Cette ville avait été abandonnée par les soldats nigériens qui l’occupaient depuis le 26 janvier 2013.

Le mouvement national de libération de l’Azawad y avait renforcé ses positions. Beaucoup de combattants avaient rallié la localité avec à leur tête une forte personnalité du mouvement en l’occurrence Abdoul Karim Ag Matafa qui occupait le poste de ministre de la santé du conseil transitoire de la » la république de l’Azawad « .

Le samedi 13 février un contingent de l’armée malienne conduit par le Colonel-major Aladji Gamou natif de la ville de Ménaka décide de chasser les occupants et réussissent à mettre la main sur Abdoul Karim Ag Matafa et deux de ses compagnons Ibrahim Ag Ali de nationalité burkinabé et l’algérien Alassane Ag Sidi. Après la capture des trois hommes, le MNLA a donné sa propre version. Selon ce mouvement, Abdoul Karim ag Matafa est contacté par téléphone par un officier français, a été contacté au sein de l’opération Serval. Ce militaire l’aurait invité à le rejoindre à quelques kilomètres de la ville pour discuter du contrôle de Ménaka.

Mais arrivé au rendez vous, il aurait été arrêté avec trois combattants par des militaires maliens, des hommes du colonel Gamou.

Détenus pendant plusieurs jours dans une prison de la ville, les trois prisonniers sont ensuite envoyés à Gao. Avant d’être transférés samedi à Bamako en compagnie de six combattants du Mujao. Ces derniers ont été arrêtés lors des combats de mercredi et jeudi qui se sont soldés par la mort de 25 islamistes.

Abdoulaye DIARRA

L’Indépendant du 25 Février 2013