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Le mardi 17 avril dernier, le front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR) a tenu une conférence de presse. Objectif : dénoncer la vague d’arrestations de personnalités politiques, civiles et militaires ; faire le point sur la crise au nord et la rencontre de Ouagadougou.

Le 1er vice président du front uni pour la sauvegarde de la démocratie etla République (FDR) Iba N’Diaye a précisé le contexte particulier dans lequel s’est tenue cette rencontre : « nous avons décidé de la tenue de cette rencontre il y a moins de 24 heures suite aux arrestations injustifiées la nuit dernière, de certaines personnalités politiques, civiles et militaires ». Il explique que : « les militaires nous ont empêchés de voir Soumaïla Cissé qui a été blessé lors de son arrestation. Ils nous ont demandé d’aller voir le capitaine Sanogo si nous tenions vraiment à le voir ». Pour sa part, Me Hamidou Diabaté, du Parena et membre du Fdr, a indiqué qu’après la rencontre de Ouaga où toutes les forces vives du Mali se sont assises à la même table pour discuter, le Fdr pensait qu’il y avait un acquis.

Mais, déplore-t-il, nous avons été choqué d’apprendre les arrestations des personnalités par le Cnrdre. Il a expliqué que le Fdr ne comprend pas l’arrestation de Soumaïla Cissé dont le parti (Urd) est l’un des membres. Ils sont d’autant plus choqué que ces personnes ne soient pas accessibles. En plus du candidat investi de l’Urd, d’autres personnalités sont aux arrêts : Modibo Sidibé (ancien PM), Bani Kanté (ancien conseiller d’ATT), Mamadou Diagouraga, le directeur général de la police, le PDG dela BMS, Babaly Ba, l’ancien ministre de la défense, Gal Sadio Gassama, entre autres.

Le mouvement national des jeunes de l’Union pourla Républiqueet la démocratie (URD) a dans une déclaration lu par son président, a exprimé son inquiétude vis-à-vis de l’arrestation de leur mentor Soumaïla Cissé. Dr Madou Diallo a précisé que la jeunesse Urd reste attachée à la démocratie et à un Etat de droit et par conséquent, aucun bicéphalisme ne peut être toléré au sommet de l’Etat. La jeunesse exige la libération immédiate de Soumaïla Cissé et de tous les autres détenus politiques.

Par ailleurs, la question du nord Mali a été évoquée. Iba N’diaye pense que l’armée malienne dans son état actuel, nécessite qu’on lui vienne en aide, qu’elle soit mise dans les conditions et qu’on l’accompagne avec des formations. Dans le même temps, il sollicitela Cedeaoafin qu’elle fournisse au Mali, des équipements, le matériel nécessaire et les ressources humaines adéquates afin de parvenir à bout des insurgés du nord.

Fatoumata Siré Diakité, membre du Fdr, a fait un bref rappel de la rencontre de Ouagadougou qui a vu la participation de 80 personnes. L’objectif étant d’amener les Maliens à se parler. Une chose qu’elle pense impossible à Bamako. Selon elle, lors de cette rencontre, le médiateur de la crise malienne et non moins Président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a déclaré : « s’il n’y a pas de paix au Mali, il n’y aura pas de paix au Burkina ». Autrement dit, tout le monde a intérêt à ce que la paix revienne au Mali.

Le secrétaire général du conseil national de la jeunesse (CNJ), Amadou Maïga, a déclaré que : « la question du nord est le cadet des soucis de la junte. Ils sont là uniquement pour leurs propres intérêts contrairement à ce qu’ils avaient prôné à leur arrivée. Par conséquent, nous les jeunes, nous sommes prêts à verser notre sang pour le Mali afin d’éviter de sombrer dans le chaos total ».

Hawa Séméga

L’Aube du 20 Avril 2012