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Amadou Diallo:
« Le deux poids deux mesures » de ATT


Dans la journée du jeudi 25 septembre, le leader de « Gandaïso  » (fils du tiroir) Amadou Diallo a été arrêté dans un hôtel à Niamey. Avant d’être extradé au Mali. Cette nouvelle donne dans la gestion de la situation au nord Mali a choqué bien de Maliens, notamment la communauté songhoï qui crie au scandale et à la politique de « deux poids, deux mesures« .

Il est vrai que dans une République organisée, l’Etat ne doit guère tolérer la constitution de mouvement d’auto-défense dans la mesure où l’armée est la seule habilitée à défendre l’intégrité territoriale et la sécurité des populations. Mais, quand le même Etat, pour les mêmes motifs, procèdent à des arrestations sélectives, il y a de quoi s’inquiéter.

Les bandits armés de Kidal se promènent entre Alger et Tripoli, changent d’hôtel à tout moment dans ces deux villes, sans être inquiétés, ni poursuivis a fortiori extradé vers le Mali. Bahanga, Fagaga et consorts ont tué de nombreux innocents, des militaires de l’armée régulière, posé de mines anti-personnel qui ont causé de préjudices énormes à des paisibles citoyens. Malgré tout, l’Etat du Mali court derrière eux pour des négociations toujours incertaines puisque les bandits armés de Kidal ont, à maintes reprises, prouvé qu’ils sont peu dignes de confiance.

Aujourd’hui, avec le leader de « Gandaïso », Amadou Diallo, c’est une bonne partie de l’armée, des services de renseignements, de l’Interpol qui ont été mobilisés pour mettre le grappin sur lui.

On n’a pas vu une telle débauche d’énergie pour capturer les assassins de Kidal. D’où le principe de  » deux poids deux mesures » de ATT. Il mérite d’être revu et corrigé au nom de la paix et de la justice sociale.

Chahana TAKIOU

29 Septembre 2008