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Cinq personnes, présentées comme des « indépendantistes » de la minorité anglophone, ont été arrêtées début août au Cameroun, a annoncé le porte-parole du gouvernement. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone du Cameroun – environ 20% de la population estimée à 22 millions – proteste contre ce qu’elle appelle sa marginalisation. Une frange de cette minorité aspire au fédéralisme, une autre demande une amélioration des conditions de vies, et une troisième – dont des anglophones de la diaspora – lutte pour la partition du pays. L’un des hommes arrêtés, Alfred Ngyah Dasi, un Nigérian d’origine camerounaise, a été présenté comme le chef du « Liberation Movement of Southern Cameroon ». Le gouvernement de Paul Biya, au pouvoir depuis près de 35 ans, réprime les contestations de la minorité anglophone. L’internet avait été coupé pendant trois mois dans les zones anglophones, avant d’être rétabli le 20 avril. Plusieurs leaders anglophones sont écroués depuis des mois et font actuellement l’objet d’un procès pour « terrorisme ». Une nouvelle audience est prévue le 31 août. AFP.