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Des incidents ont éclaté lundi encore à Madagascar. Pas de manifestations comme la semaine précédente mais une curieuse opération de militaires dans les locaux de la Haute Cour constitutionnelle. Ils y ont arrêté trois membres du service de sécurité. Ceux-ci, présentés comme des fidèles du président évincé Marc Ravalomanana, sont accusés d’avoir ouvert le feu la semaine dernière sur des manifestants de leur propre camp. Au moins quatre personnes avaient été tuées dans les rues d’Antananarivo. Leur but aurait été de décrédibiliser le nouveau pouvoir. Intimidation, intoxication, double jeu, difficile d’y voir clair actuellement à Madagascar. Hier après-midi, on a été alerté par l’intrusion de militaires dans la Haute Cour constitutionnelle. Que se passait-il ? Selon leurs explications ils n’étaient pas là pour mettre la pression sur la plus haute juridiction du pays. Non ! L’institution servirait de repaire à des partisans de Marc Ravalomanana. En entretenant ainsi la violence, ils décrédibiliseraient la Haute Autorité de transition. Le scénario est alambiqué mais il traduit bien l’incertitude et la confusion qui règne actuellement à Antananarivo. (Rfi)