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Notre enquête sur « Comment l’état major-général des armées voulait embobiner un marchand d’armes », nous a poussé, à la fin, à nous poser des questions que la hiérarchie, en son temps, n’a jamais voulu répondre.

La question qui tombe à brûle-pourpoint est de savoir quelles sont les procédures d’achat d’armement pour le Mali ? Et doit-on passer par n’importe quel intermédiaire local ? Car, selon certains spécialistes, les intermédiaires, c’est surtout quand le pays est sous embargo ou quand il connaît des restrictions de la part des fabricants. Ce qui était loin d’être le cas du Mali.

Pourquoi donc l’état-major s’est-il complètement mis entre les mains d’une fille d’un officier ? Comme elle le disait, tous étaient-ils compromis ou impliqués ? Tous attendaient-ils leur « ristourne » ? Des questions certainement qui n’auront pas tout de suite de réponse, mais, un brûlot auquel le gouvernement devrait s’attaquer.

Nous sommes en guerre, et il n’est pas normal que, au moment où chacun pense à l’effort de guerre, que quelqu’un, un Malien, puisse penser à se faire de l’argent, à casser un marché juste parce qu’il n’a pas eu sa part.

Pour rappel, au moment où Aqmi sévissait déjà au nord, des autorités de l’Armée de l’air feront la démarche auprès de la société Erkis pour l’achat de deux petits avions de type Grand Duc destiné au « système aérien de surveillance du territoire », deux hélicoptères de seconde main (92/93) type Bell Augusta A 109, quatre jumelles d’imagerie thermique à longue portée des téléphones GSM cryptés, des casques ; gilets de sauvetage et autres équipements. En plus le bon de commande ajoute 2 autres Grand Duc (voir attestations).

Fatigué de « graisser des pattes », Erkis s’est rétracté.

Mais, les armes ont-elles été finalement payées ? Chez qui et à quel prix ? Le peuple malien a le droit de tout savoir.

La rédaction

20 Avril 2012