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La grève de la faim des anciens volontaires de l’Apej en octobre 2008 a pris fin par la signature d’un protocole d’accord entre l’Etat et les volontaires. Mais, ce protocole n’a pas connu un début d’exécution. Pour se faire entendre, l’Association des jeunes volontaires de l’Apej, qui était lundi face à la presse, a décidé de mener une série d’actions d’envergure en synergie avec plusieurs autres associations.

Dans le protocole d’accord signé le 23 octobre 2008 entre l’Etat et l’Association des jeunes volontaires de l’Apej (contingent 2005-2008), le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle s’est engagé à dégager des ressources pour le financement des projets initiés par les anciens volontaires de l’Apej et à poursuivre des actions pour leur insertion professionnelle. De leur coté, les ex-volontaires de l’Apej se sont engagés à suspendre la grève de la faim, à mettre un terme à toute forme de manifestation et à privilégier le dialogue.

« Depuis plus de trois mois, le protocole a été signé. Nous avons suspendu la grève et nous avons mis un terme à toute forme de manifestation. Mais, l’Etat n’a jamais respecté le protocole » , a regretté Abidina Karambé, le secrétaire général de l’Association des jeunes volontaires de l’Apej, expliquant qu’ils vont entreprendre très bientôt une série d’activités de grande envergure en synergie avec d’autres associations.

« Il faut déplorer que dans ce pays, on a toujours obligé les gens à crier fort pour se faire entendre. Sinon la mise en œuvre de ce protocole ne devait pas avoir de problème. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout avec les jeunes » , s’est engagé Lassana Doumbia, le secrétaire national du Mouvement pour la défense des victimes des administrations maliennes.

Qualifiant le protocole d’accord de piège, Mahamane Mariko du Craj ajoutera qu’ils sont solidaires des volontaires.

Le représentant de l’Association des partants volontaires à la retraite conseillera aux volontaires de faire dorénavant pression sur l’Etat qui, selon lui, n’a jamais tenu sa promesse.

Etaient présents à la conférence de la presse, des représentants d’autres associations qui sont engagées à accompagner les jeunes volontaires dans leur lutte.

Sidiki Doumbia

Anne-Marie Kéita

(stagiaire)

03 Février 2009