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Le 4e congrès ordinaire de l’Adéma/PASJ s’est achevé lundi avec l’élection d’un nouveau bureau exécutif de 80 membres dirigé par Dioncounda Traoré qui rempile à la tête du parti. Le moins que l’on puisse dire c’est que la récréation est terminée pour l’Abeille qui veut maintenant s’atteler à l’essentiel.

Le 4e congrès de l’Adéma/PASJ a procédé à la relecture de ses statuts et règlement intérieur et de son projet de société. Il a également adopté le rapport bilan du CE sortant et élaboré un nouveau mécanisme de financement du parti. Le plat de résistance du congrès a été le renouvellement de l’organe dirigeant du parti : le comité exécutif.

Si à l’arrivée, un nouveau bureau a été mis en place, les concertations n’ont pas été faciles eu égard d’une part aux ambitions démesurées de certains et, d’autre part de la nécessité pour le parti d’intégrer dans l’organe dirigeant les responsables des partis qui ont rallié l’Adéma. Ainsi on retrouve dans le bureau certains ténors des partis qui ont fusionné avec le parti de l’Abeille.

Ainsi, Me Garba Tapo (9e vice-président), Me Kassoum Tapo (secrétaire des affaires juridiques et judiciaires) et Mme Fatoumata Guido (secrétaire à l’emploi et à la promotion des jeunes), actuel ministre chargé des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, sont ceux qui font partie du CE.

La particularité du nouveau CE est que l’on enregistre certains partants comme Mandé Sidibé, Mohamedoun Dicko et Pr. Bocar Sall. Les deux derniers deviennent des présidents d’honneur alors que leur camarade Tiémoko Sangaré avec qui ils avaient regagné l’Adéma devient 3e vice-président.

Ce bureau qui semble pléthorique a été cependant bien accueilli à en juger par les acclamations qui suivi la lecture de la liste des membres. Mais certains s’interrogent si cette pléthore ne va pas diminuer la capacité du CE à mener à bon port les directives que le congrès lui a assignées.

Pour d’autres militants, le congrès est fini et l’Abeille doit maintenant enterrer la hache de guerre et s’atteler à l’essentiel qui est, selon eux, les élections communales de 2009, l’élargissement du parti à d’autres formations politiques, la sauvegarde de l’unité du parti.

« Nous allons tout mettre en œuvre pour mériter de votre confiance » , a promis le président Dioncounda Traoré qui a ajouté qu’ils (les membres du bureau) espéraient, aux termes de leur mandat, « partir la tête haute ». Pour Dioncounda, l’heure à l’Adéma est maintenant à la restauration des valeurs du parti, à la réhabilitation du débat sain en son sein et la ré-appropriation de son projet de société.

En clôturant les travaux, le nouveau président a encore insisté sur les maux qui frappent le monde et le continent africain. Dioncounda, qui avait indiqué à l’ouverture que l’Adéma/PASJ n’a pas terminé sa mission historique au Mali et en Afrique, a proposé aux Africains de s’unir et d’œuvrer pour la paix, de prendre leur destinée en main.

Pour y parvenir, le président Traoré a lancé la réflexion afin que le continent puisse sortir de cette situation « d’éternel assisté, de consommateur et fournisseur de matières premières ».

Une pluie de motions

Le 4e congrès de l’Adéma/PASJ a formulé une multitude de motions, de reconnaissance, de soutien, de félicitations et… d’appel à la paix. Les principaux destinataires de ces soutiens sont : Alpha Oumar Konaré, premier président de l’Adéma/PASJ, ancien chef de l’Etat, ancien président de l’UA, le président Amadou Toumani Touré, Seydou Traoré (pour son élection à la tête de la Céni). Quant à la motion d’appel à la paix elle a été adressée aux bandits qui sévissent au nord du pays.

Denis Koné

29 Octobre 2008