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Elle a été réalisée par l’entreprise chinoise COMATEXIBAT en 100 m sur 100 m. La résidence comprend dans sa partie centrale 12 chambres à coucher, 2 salles à manger, une cuisine, une salle télé et 13 toilettes. Sur son aile ouest la résidence princière comporte 2 chambres et un garage de 40/30. Environ 121 agents maliens et une dizaine de Chinois ont travaillé à la réalisation de ce joyau architectural.

Comme nous l’avions annoncé dans notre parution n° 1084 du 18 octobre 2004, après avoir érigé sa résidence le Prince Cheick Ahmed a entamé la construction d’un hôtel de luxe de l’autre côté de la Nationale n°3. L’aire devant abriter l’hôtel en question est, pour le moment, entourée de feuilles de tôle en attendant le début des travaux de construction.

De sources bien informées, le Prince Cheick Ahmed Maktoum Juma Al Maktoum, Prince héritier de Dubaï, s’apprête à investir massivement au Mali. L’acquisition imminente d’une cinquantaine de camions et la construction tout aussi prochaine d’une usine d’égrenage sont les premiers éléments de cette politique.

Le Prince Cheick Ahmed qui a fait des études littéraires à Cambridge et militaires à l’école de cadet d’officiers à Mons située à Aldershot, à environ 120 km de Londres, se présente comme un prince résolument moderne, soucieux de conférer à son pays, la fédération des Emirats Arabes Unis, une place respectable sur l’échiquier international. Il fut, pour la petite histoire, le plus jeune ministre de la Défense du Royaume.

Il a notamment à son actif, le renforcement de la flotte de l’aviation du Royaume avec l’acquisition d’une soixantaine d’aéronefs ultramodernes comprenant même sept Airbus A380 pour 10 milliards de dollars. Au nombre des rêves qu’il a réalisés figurent également le festival d’achat de Dubaï (DSF) un projet qui visait à faire de la capitale économique des Emirats l’une des destinations touristiques les plus courues du monde. Il parvint, en effet, à jeter les bases de l’industrie touristique du Royaume.

C’est dans ce cadre qu’il a réalisé l’un de ses nombreux projets pharaoniques : une île artificielle abritant l’un des plus grands hôtels du monde, la Tour des Arabes qui n’a son égal en hauteur que l’Empire State Building de New York. Dans le même registre de l’innovation s’inscrit son projet de  » Ville Internet de Dubaï  » qui devint une réalité en 2000, soit 365 jours après le lancement de l’idée. Coût de l’investissement : 700 millions de dollars.

L’objectif était de faire rentrer le Royaume, de plein pied, dans la nouvelle économie. Environ 365 entreprises parmi les plus importantes du monde, comme le géant Microsoft ou Oracle Industrie, ont adhéré à ce projet. Le Prince de Dubaï est également très actif dans le domaine de l’humanitaire, comme on l’a vu en 1999 avec l’épisode du Kosovo, où il a fait construire par des militaires 1 000 maisons pour des Kosovars sans foyer.

Faut-il encore rappeler que c’est beaucoup grâce aux Emirats Arabes Unis, sous l’impulsion du Prince Cheick Ahmed Maktoum Juma Al Maktoum, dans le cadre de l’UNOSOM II, que la famine de masse a été circonscrite en Somalie.

Yaya SIDIBE

13 mai 2005