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La Fen ne décolère pas. Après sa grève de 72 heures (les 17,18 et 19 février 2009), elle envisage, si rien n’est fait avant le 17 mars, de faire une autre grève de 72 heures (les 17,18 et 19 mars). Cette grève sera appuyée cette fois-ci par un sit-in pacifique devant les locaux du ministère de l’Education de base, de l’Alphabétisation et des Langues nationales à l’ACI 2000. Et ce serait une première, puisque depuis 2002 aucune grève d’enseignants n’avait été doublée d’une telle action. Aux termes du sit-in, le responsable du syndicat, en l’occurrence Youssouf Ganaba devrait remettre une déclaration aux autorités en charge de l’éducation. Mais il est sûr que cette manifestation n’aura pas lieu, le régime n’ayant jamais toléré ce genre de manifestations, si pacifiques soient-elles.

La Fen entend ainsi protester contre « la lenteur voire la négligence dans le traitement de ses revendications ». Elle motive également son mouvement par « l’attitude de défiance doublée de provocation à l’égard de la Fen et de ses militants ».

La Fen exige l’intégration des enseignants contractuels à la fonction publique de l’Etat, l’octroi d’une prime de logement à tous les enseignants, la révision à la hausse du taux des indemnités liées aux examens et concours, la révision à la hausse des primes de responsabilité des directeurs d’écoles, des censeurs, des surveillants généraux et autres et le paiement des rappels dus aux enseignants contractuels.

Par cette grève et le sit-in, le syndicat entend mettre la pression sur le gouvernement afin qu’il donne satisfaction à ses revendications qui à entendre, les enseignants, « ne sont pas au-dessus des possibilités de l’Etat ».

Cette tension entre le gouvernement et la Fen vient confirmer toutes les difficultés que le gouvernement a à mettre en œuvre les recommandations du Forum national sur l’éducation, sensé donner un nouveau départ à notre système éducatif.

La grève de février avait été massivement suivie par les trois syndicats nationaux qui constituent la FEN (Sydelf, Syntec, Sypces).
Denis Koné

05 mars 2009