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La plateforme officielle du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA) n’est pas encore publiée, mais le Mouvement ne renonce pas à l’indépendance. Ce sont là des mises au point d’une aile du MNLA qui met ainsi à nu la division au sein de ce Mouvement à propos de l’indépendance autoproclamée.

Le Mouvement national de libération de l’Azawad n’est pas homogène – c’est le moins qu’on peut dire – sur la question de l’indépendance. Au moment où une partie du Mouvement dit renoncer à l’indépendance pour une autodétermination, une autre, dirigée par Bilal Ag Chérif, secrétaire général et président du Conseil transitoire de l’Etat de l’Azawad (CTEA) à Ménaka, tient mordicus à l’indépendance et donc à la division du Mali.

C’est du moins ce qu’annonce, le Mouvement dans un communiqué qu’il nous a fait parvenir. Selon le secrétaire général du MNLA, la plateforme officielle du MNLA n’est pas encore publiée. « La version officielle (paraphée et signée) de la plate-forme de règlement politique du conflit qui oppose le MNLA au Mali sera publiée au moment opportun et approprié », note le communiqué.

Négociations problématiques

« Le MNLA ne renonce pas à l’indépendance de l’Azawad. La question concernant l’indépendance ne sera traitée qu’autour de la table des négociations ni avant ni ailleurs », annonce dans un autre communiqué Moussa Ag Assarid, membre du CTEA et chargé de l’information et de la communication. Selon ces différentes structures du MNLA, la version relayée sur certains sites Internet et dans des médias ne correspond nullement au document remis au médiateur de la Cédéao, Blaise Compaoré.

Le président burkinabé, médiateur de la Cédéao avait reçu début octobre deux représentants du MNLA. Parmi eux figurait Ibrahim Ag Mohamed Asseleh, membre du CTEA, le gouvernement provisoire du MNLA.

Cette sortie ou mise au point d’une partie du MNLA met à nu des dissensions internes qui existent en son sein sur la question de l’indépendance ou de l’autonomie. Toutes choses qui compliquent davantage les négociations si celles-ci devaient avoir lieu. Elles renforcent en tout cas les convictions de ceux qui pensent que seule la guerre reste l’option finale, le Mali étant une nation où l’on ne

Les Echos du 16 Octobre 2012