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Le Premier ministre tunisien a qualifié de « terroriste » le groupe salafiste Ansar Ashariaa, jugé responsable des heurts dimanche à Tunis qui ont fait un mort et une quinzaine de blessés après l’interdiction du congrès de ce mouvement à Kairouan. Le Premier ministre tunisien a également annoncé l’arrestation en Tunisie de quelque 200 islamistes d’Ansar Ashariaa, dans une déclaration publiée lundi par le quotidien arabe Al-Hayat. C’est la première fois que M. Larayedh, un ancien ministre de l’Intérieur et bête noire des salafistes, qualifie Ansar Ashariaa de « terroriste ». Ce groupe est pourtant considéré depuis longtemps comme proche d’Al-Qaïda, alors que la Tunisie connaît un essor des groupuscules jihadistes depuis la révolution de 2011. Il est accusé par les autorités de l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis en septembre 2012 (04 morts parmi les assaillants). Ennahda a longtemps été accusé de laxisme face aux groupuscules jihadistes. Il a considérablement durci sa position depuis que 16 militaires et gendarmes ont été blessés entre fin avril et début mai par des mines posées par des groupes armés liés à Al-Qaïda à la frontière avec l’Algérie. Le porte-parole d’Ansar Ashariaa, Seifeddine Raïs, a été arrêté dimanche, selon son organisation et une source sécuritaire. Enfin, samedi soir, Aqmi a exprimé son soutien à Ansar Ashariaa, tout en appelant les militants tunisiens à faire preuve « de sagesse et de patience ». L’état d’urgence est en vigueur dans le pays depuis la chute de Ben Ali. AFP.