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Bahanga est un hors-la loi ! …Il faut aider ATT à le mettre hors d’état de nuire ! …C’est un criminel qui a montré son vrai visage à la face du monde !” C’est, en substance, par ces propos que l’ancien compagnon d’Ibrahim Boubacar Keïta, mais aujourd’hui fidèle parmi les fidèles du Chef de l’Etat, Hamane Touré dit “Serpent“, nous a accueillis au début du week-end, juste après l’attaque de Nampala par des bandits proches du criminel Ibrahima Ag Bahanga qui continue toujours de défier l’Etat, en dépit de tous les efforts consentis pour le retour de la paix au Nord.

Serpent”, c’est le sobriquet collé à cet homme politique doublé d’un grand stratège résidant en Commune IV. Si pour les uns, l’homme compte beaucoup pour la vie politique dans sa Commune, pour les autres par contre, Hamane Touré dit “Serpent” n’est rien d’autre que quelqu’un qui réserve tout le temps des surprises. Malgré tout, l’homme, lui, continue son bonhomme de chemin.

La politique est avant tout sa raison d’être, dit-il. C’est pourquoi, au moment où la majorité de la classe politique hésite à faire des déclarations, “Serpent“, lui, est sorti de son silence à propos de l’insécurité résiduelle. Mais il préconise surtout des mesures à prendre contre l’auteur des différentes attaques, dont la plus récente est celle dirigée contre les forces armées présentes dans la localité de Nampala.

Le Soir de Bamako : Que ressentiez-vous après l’attaque de Nampala par des bandits armés qui, on dirait, veulent défier le Président de la République?

Hamane Touré : Merci ! Pour cette question, je tiens à vous dire simplement que le Mali est un pays où les différentes couches de la société vivent en parfaite symbiose. Le dialogue a toujours caractérisé et prévalu entre les différentes communautés, entre les différents individus, en cas de conflits, malgré leur appartenance. Je dirais encore que le peuple malien est pacifique et n’utilise jamais la violence comme moyen d’expression.

Voilà que depuis un certain temps, un groupuscule d’individus mal intentionnées, irresponsables de surcroît ,sans foi ni loi ,s’insurge en perpétuant des actes de vandalisme et tuant de paisibles citoyens dans le septentrion, après avoir pris tour à tour l’appelation de rebelles, après, de bandes égarées, puis ensuite, de bandits armés.

J’ajoute ensuite que le Service National des Jeunes est là pour accompagner notre vaillante armée qui, dans sa quête de tous les jours, assure la défense de la patrie en toute circonstance. La problématique de la crise qui sévit dans les parties frontières de notre pays, notamment celles du Niger, de l’Algérie et de la Mauritanie, tout dernièrement, est due à des bandes de narcotrafiquants. Cette situation préoccupe l’ensemble des forces vives de la Nation, principalement les autorités de la République.

L’AMAS-ATT et le Mouvement Citoyen auxquels j’appartiens sont plus que jamais soudés et déterminés à accompagner le Président de la République, pour appuyer les efforts inlassabbles qu’il ne cesse de déployer pour rétablir la paix social, gage de tout développement. Notre slogan est que rien ne peut et ne pourra constituer une entrave à notre détermination.

Par rapport à le gestion du problème, il y a lieu de comprendre que le premier magistrat du pays, avant tout, a été préparé au métier des armes. Les maliens qui ont une réflexion poussée savent qu’il sait ce que c’est une guerre. Mais c’est un Président qui a les vertus d’un homme d’Etat. C’est aussi, il faut le dire, ce qui fait qu’il est, de nos jours, l’un des dirigeants les plus appréciés par la commuanuté internationale. Je voudrais terminer par cet adage : “La tête baissée du bélier ne signifie pas une méconnaissance du chemin qu’il emprunte”.

Le Soir de Bamako : Voulez-vous être plus explicite dans ce que vous dites?

Hamane Touré : Je veux dire que la patience, c’est vrai ; mais cela ne veut pas dire que nous devons nous laisser traîner dans la boue par qui que ce soit. Bahanga et les autres sont des brigands de grands chemins qui ont montré à la face du monde leur vrai visage. Leurs masques sont maintenant tombés. Le développement qu’ils clament haut et fort n’est qu’une forme déguisée de leurs désirs sordides de cultiver le mal.

Notre pays ne pourrait être un dépotoir de drogue, un lieu de transit de stupéfiants. Nous ne cautionnerons jamais les hors-la loi. Trop c’est trop. Mais nous sommes maintenant arrivés à la limite du supportable. Que Bahanga et ses complices sachent qu’il ont à faire à un vaillant peuple de guerriers descendants de grands empires à la tête duquel se trouve un grand Chef d’Etat et un service de renseignement compétent et efficace.

Moi Hamane Touré dit “Serpent”, je suis un homme politique, mais aussi un bon soldat. Aussi, je peux défier Bahanga ; qu’on daigne m’offir les moyens. Et l’acte fera date dans l’histoire de notre pays.

Propos recueillis par Laya DIARRA

29 Décembre 2008