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Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, Pr. Djibonding Dembélé a été grièvement blessé suite à l’agression d’un groupe d’étudiants qui seraient « mécontents des résultats ». La scène s’est passée au moment même où il quittait l’enceinte de la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP).

Même si la victime est dans « un état de plus en plus rassurant », à en croire le secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup), Dr. Abdou Mallé, les enseignants, qui avaient décrété, il y a quelques mois une grève illimitée pour que leur sécurité soit garantie dans une atmosphère de hooliganisme, ne décolèrent plus.

Ils disent manifester leur ras-le-bol aux Maliens, y compris les plus hautes autorités du pays. Une correspondance a d’ailleurs été envoyée au Premier ministre Modibo Sidibé dans ce sens, a affirmé Dr. Mallé.

Lors d’une assemblée générale hier dans l’amphithéâtre de l’Ecole nationale d’ingénieurs (ENI), qui avait fait le plein, les enseignants du supérieur ont, à l’unisson, condamné le hooliganisme dont a été victime leur collègue syndicaliste.

Pour se faire entendre et exiger que toute la lumière soit faite sur le cas Djibonding Dembélé, ils ont décrété une grève de 15 jours, ce qui paralysera, une fois de plus, l’Université de Bamako.

« Si au bout de cette cessation de travail, les responsables de cet acte barbare ne sont pas identifiés, arrêtés et traduits en justice, nous observerons une grève illimitée », a prévenu Dr. Abdou Mallé.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

21 Mai 2008