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Au mois de novembre 2007, la Compagnie aérienne du Mali (CAM) avait acquis un appareil MD87 de 99 places dont 20 en classe affaires. Cette opération de grande portée qui lui avait permis d’intensifier la desserte des capitales sous-régionales et d’ouvrir la destination Brazzaville, vient d’être consolidée par l’arrivée, en ce mois d’avril, d’un nouvel aéronef du même type.

Avec une flotte étoffée de quatre appareils de dernière génération, les responsables de la Compagnie aérienne du Mali voient, désormais, grand et se sont fixé comme objectif de dépasser largement les résultats de 2007 en terme du nombre de passagers et de chiffre d’affaires. Dans l’immédiat, ils ont étendu leur business corde à d’autres capitales de l’Afrique centrale, plus précisément Libreville (Gabon) et Douala (Cameroun).

Trois ans après sa création (avril 2005 – avril 2008) on peut dire que la Compagnie aérienne du Mali, qui fait partie du Group Celestair, a pris son véritable envol. Et le mois d’avril est, désormais, considéré comme un mois porte-bonheur par les responsables de cette jeune Compagnie. Qui, au-delà du fait qu’il a vu le jour au cours de mois, a également commencé la desserte de Paris Orly.

C’est donc avec le sourire aux lèvres que le Directeur général de la CAM, Abdérhamane Berthé, s’est présenté devant la presse, le lundi 28 avril, à l’hôtel Salam. Il était entouré, pour la circonstance, de ses proches collaborateurs. Au cours de ce point de presse, il s’agissait d’échanger sur la situation générale de la CAM et de présenter sa nouvelle destination et ses perspectives.

Dès sa création, la CAM s’est attachée à tisser un réseau dense et fiable entre les différents centres économiques et touristiques du Mali et de l’Afrique de l’ouest.

Pour atteindre un tel objectif, il fallait se doter de moyens adéquats. Ainsi, la flotte de la CAM se compose, aujourd’hui, de quatre appareils de dernière génération : un Airbus A319 reliant Bamako – Paris à raison de quatre vols hebdomadaires, deux MD87 (McDonnel Douglas 87) qui opèrent sur le réseau sous-régional avec Dakar comme tête de ligne (six vols par semaine) de même que Conakry, Ouagadougou (cinq vols), Abidjan (cinq vols) Cotonou, Lomé (quatre vols) Niamey et Accra, un vol par semaine.

En Afrique centrale Brazzaville est desservie, depuis le 27 janvier. La desserte de Libreville et de Douala a commencé, le vendredi 25 avril. Et, enfin, un Saab 340b utilisé sur le réseau domestique (Kayes, Tombouctou et Mopti).


12 capitales desservies

Aux dires du Directeur général,  » ces appareils, dont les mêmes types sont utilisés par les grandes compagnies européennes, respectent scrupuleusement le chronogramme d’entretien des constructeurs. Notre Compagnie répond, aujourd’hui, aux exigences du transport aérien en se mettant au plus haut niveau des normes standards internationales « 

Avec un réseau qui s’étend sur 12 pays englobant les grandes capitales, le ciel de l’Afrique n’a plus de limite pour la CAM. Le Directeur général, Abdérhamane Berthé, s’est montré plus ambitieux en 2008 car  » le marché aérien malien est un marché porteur « . Les prévisions de cette année dépassent de loin les résultats de l’année dernière.

En 2007, la Compagnie, avec 3000 heures de vol, a transporté 34 000 passagers pour un chiffre d’affaires de 4,9 milliards de FCFA. Pour cette année, avec les deux MD87 acquis, les responsables de la CAM tablent sur 6 900 heures de vol, 146 000 passagers et un chiffre d’affaires de 18,9 milliards de FCFA.

Dès l’hiver, si tout va bien, promet le Directeur général, les quatre vols hebdomadaires en direction de Paris décolleront tous de Bamako. Il n’y aura plus d’escale à Ouagadougou.

La Compagnie entend se doter des moyens humains et techniques pour faire face à ces objectifs. En plus d’une augmentation du personnel qui dépasse aujourd’hui 110 employés, contre 38 en décembre 2006, le Directeur général est convaincu que l’objectif demeure l’amélioration continue de la qualité du service avec à la clé, la ponctualité, la sécurité, le service à bord et au sol de qualité et le renforcement de la relation clientèle.

Aussi, poursuit-il, un accent particulier sera mis sur l’adéquation de l’offre aux attentes de la clientèle et le renforcement du réseau long réseau.

Gérer avec promptitude les désagréments

Abdérhamane Berthé n’a pas peur de la concurrence. C’est une situation à laquelle il fait faire face depuis les accords de Yamoussoukro sur la libéralisation du transport aérien en Afrique que 43 pays ont signés, y compris le Mali. « La seule manière de résister à la concurrence est d’être une compagnie forte pour préserver notre business corde. On est sur la bonne voie et on va maintenir le cap pour faire de la CAM une grande compagnie digne » a-t-il déclaré le visage illuminé par un optimisme non feint.

De ce fait, il s’agira de gérer avec promptitude les petits désagréments souvent causés aux passagers comme les retards et les pertes de bagages. Des situations souvent indépendantes de la volonté des responsables de la CAM qui travaillent avec d’autres partenaires à travers des sous-traitances pour certains services. Quoiqu’il en soit, a-t-il assuré, les responsables ne ménageront aucun effort pour satisfaire la clientèle.


Yousouf CAMARA

30 Avril 2008