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Gao, la belle Cité des Askia, est désormais libre. C’est dans la liesse populaire que les habitants de la ville ont accueilli le samedi 26 janvier les libérateurs (forces armées du Mali et forces françaises). Mais cette joie immense a conduit les victimes à se faire justice, à travers les pillages multiples des domiciles et boutiques de ceux qui sont étiquetés comme “complices” du MUJAO.

C’est ainsi que les maisons dites des «trafiquants de drogue», les boutiques des Arabes «suspects» et leurs domiciles ont été dévalisés. Un notable Arabe, Mohamed Oul Mataly, membre du Cadre de concertation de Gao dirigé par le milliardaire, Aly Bady Maïga, a vu sa maison entièrement saccagée. Il est le plus décrié parmi les «complices» du MUJAO et est activement recherché par des jeunes, déchaînés, de Gao, lesquels menacent même d’aller dans son village natal d’Almoustrat, situé dans le cercle de Bourem sur la route nationale qui mène à Kidal, pour le dénicher.

Quant au chef de la Police Islamique, Aliou Mahamar Maïga, à celui de la sécurité, Abdoulhakim et à Ould Sidi, le gérant de l’hôpital, ils ont tous quitté la ville quarante-huit heures avant sa libération. Ils seraient, semble t-il, passés par Gossi pour rejoindre Rharous. Là, ils auraient emprunté le bac pour traverser et se diriger vers le Haoussa. Ils auraient aussi, après service rendu, endommagé l’embarcation.

Enfin, soulignons qu’au moment où nous mettions sous presse, les armées française et malienne tapaient aux portes de Tombouctou. Nous y reviendrons dans notre prochaine parution.

Chahana Takiou

22 Septembre du 28 Janvier 2013