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Les deux ministres interpellés

Pendant 48 heures, l’école malienne a été, de nouveau, sécouée par un incroyable désert humain. Longtemps annoncé, la grève de sommation a tourné au pire. L’arrêt général des cours dans tous les établissements scolaires, du maternel au supérieur montrait l’ampleur du débrayage. Du mardi au mercredi, hormis quelques écoles privées, on a assisté à la paralysie de toute l’école. Le 7 mai les choses ont repris normalement, mais à quel prix ?

En tout cas, la situation actuelle est plus que sérieuse. A quelques jours des compositions du 2ème trimestre dans les secondaires et les examens de fin d’année que profitent à l’horizon, cette grève générale est sans doute un coup supplémentaire porté contre l’école qui est entrée depuis des années dans une zone de turbulence. Les élèves et les enseignants se relayent dans lers mouvements de grève.

Cependant, vu l’ampleur et le moment choisi pour la dernière grève, c’est l’année qui est sérieusement menacée, il urge que les autorités en charge de l’école initient des actions pour vite éviter la catastrophe. Les conséquences des perturbations à l’école ne sont plus à démontrer: baisse du niveau des apprenants. C’est dire que l’avenir du pays est en danger.

Or vu l’engagement et la détermination du collectif des syndicats de l’éducation (SNESUP, FEN, COSES, FENAREC et SNEP) et le SNEC, il est difficile d’espérer sur la fin des hostilités à l’école. Et si l’on s’en tient aux propos de certains responsables syndicaux qui se disent prêts à se battre jusqu’à la satisfaction des revendications, le pire est à craindre.


Ousmane BERTHE (Stagiaire)

07 Mai 2009