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La rébellion qui vient de prendre fin au Mali avec le retour des déserteurs dans les rangs de l’Armée régulière et le cantonnement d’autres bandits armés a débuté officiellement le 23 mai 2006 avec l’attaque des camps de Kidal et de Ménaka. De 2006 jusqu’au 14 février 2009 fin des hostilités, cette sale guerre imposée au Mali par des narcotrafiquants a fait plusieurs victimes.

A la tête de cette rébellion il y avait un certain Ibrahim Ag Bahanga, élu ADEMA au Haut Conseil des Collectivités. Sous les assauts de l’Armée Malienne avec à sa tête le Général de Brigade Gabriel Poudiougou Chef d’Etat Major Général des Armées, la bande à Bahanga capitule et a déposé sans condition les armes.

Après avoir commis des crimes crapuleux, le chef rebelle a été accueilli à bras ouvert par la Libye pour des raisons humanitaires. Ne faut-il pas lancer un mandat d’arrêt international contre Ibrahim Ag Bahanga et demander son extradition vers le Mali ?

RFI et les rebelles

La présence de Bahanga dans la capitale libyenne a été révélée par la Radio France Internationale (RFI) le 23 février 2009, puis répétée à plusieurs reprises le lendemain matin. Cette radio étrangère, du début de la rébellion le 23 mai 2006 jusqu’au 23 février dernier, a toujours eu la primeur des informations sur les mouvements et agissements des bandits armés et même de l’armée régulière.

A chaque fois que les bandits armés attaquaient ou voulaient attaquer une position de l’armée régulière, RFI est la première à informer le monde.

Plusieurs Maliens n’ont pas hésité à conclure que la France est de mèche avec la rébellion au Mali. D’ailleurs, selon plusieurs sources, le site internet des bandits : Kidal infos serait domicilié à Strasbourg en France à 450 km de Paris.

Les victimes de Bahanga au Mali

Officiellement, la rébellion du 23 mai 2006 à 2009 a fait 75 morts dans l’armée régulière. Mais officieusement, il y a beaucoup plus de militaires tués, sans compter les victimes parmi les civils.

A la veille du 20 janvier 2009, l’épouse du chef de l’Etat a présidé une soirée gala au Palais de la Culture, au cours de laquelle 75 millions de francs CFA ont été collectés plus 75 tonnes de céréales distribués entre les ayant droits des militaires tombés sur le champ de bataille, soit une tonne de riz et 1 millions FCFA par personne.

Tinzawaten, Abeibara, Diabaly, Nampala et autres lieux sinistres

La foudre des bandits armés s’est abattue sur Tinzawaten, Abéïbara, Diabaly, Nampala et autres lieux sinistrement célèbres en République du Mali. Dans tous ces endroits, des bandits armés ont tué, posé des mines anti-personnelles, volé du bétail, des véhicules y compris ceux des ONG évoluant dans ces zones aux côtés des populations démunies.

Ils ont également procédé à des prises d’otages qu’ils ont échangés contre espèces sonnantes et trébuchantes. Ces actes criminels sont assimilables à ceux des terroristes violant ainsi les droits de l’homme. Malgré ces actes ignobles, le Chef de l’Etat a privilégié la voie du dialogue et de la négociation, mais Bahanga, le sanguinaire n’en avait cure.

Il a fallu que le président de la République limoge Général Seydou Traoré et le remplace par Gabriel Poudiougou pour qu’enfin l’Armée engage l’offensive. Depuis ce fut la débandade pour les rebelles traqués de toutes parts. Toutes leurs bases sur le territoire malien ont été détruites. Conscients qu’ils ont perdu la guerre, des éléments de la rébellion ont abandonné leur chef.

Bahanga en roi chez Khaddafi

Abandonné par les siens déchus et dans son errance dans le désert, Ibrahim Ag Bahanga trouva refuge en Libye chez Khadafi pour des raisons humanitaires. Le guide Libyen l’a accueilli à bras ouvert et a mis à sa disposition une villa à Tripoli où il vit paisiblement.

Mais la Libye conditionna son hospitalité. Bahanga se serait s’engagé par écrit qu’il ne mènerait pas des activités politiques sur le territoire libyen et toutes autres activités qui nuiraient à la paix et à la stabilité du Mali.


Va-t-il honorer ses engagements ?

Il peut s’il le veut, puisque le narco trafiquant qu’il est serait vachement riche. Les quatre ans (2006-2009) qu’il a passé à la tête de la rébellion lui ont permis d’amasser des fortunes considérables qu’il pourra bouffer en toute tranquillité.

Daba Balla KEITA

25 Février 2009