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Deux cent quatre vingt dix millions neuf cent soixante sept mille trois cent quarante et un francs CFA (290 967 341 de FCFA) tel est le montant du financement que le programme Appui au renforcement des initiatives des acteurs non étatiques (Ariane) vient d’accorder à 17 projets dans le cadre de son deuxième appel à proposition.

La signature des contrats de subvention de ces projets entre le Coordinateur du programme Ariane, Kofi Awity et les bénéficiaires a eu lieu, le mercredi 30 avril, à l’Hôtel Salam au cours d’une cérémonie présidée par Amadou Angoïba, représentant le ministre des Affaires étrangères, Ordonnateur national du FED en présence de Mme Laure Huberty de la Délégation de la Commission européenne au Mali et de nombreux acteurs de la société civile.

Le programme Appui au renforcement des initiatives des acteurs non étatiques (Ariane) de l’Union européenne, qui a démarré en février 2006 au Mali, a pour objectif global de renforcer les formes efficaces de gouvernance aux niveaux local, régional et national permettant aux acteurs non étatiques, de s’impliquer effectivement dans la définition des politiques publiques et d’être soutenus dans les efforts déployés en matière de lutte contre la pauvreté.

Ce programme a lancé, en juillet 2007, son deuxième appel à propositions (AP2) selon les procédures de la Commission Européenne et permet aux acteurs non étatiques d’accéder à des subventions pour leurs projets. Au terme du processus de sélection, sur les 144 projets réceptionnés, 17 ont été approuvés par les Comités techniques régionaux de présélection et le Comité technique national de sélection du programme (tous deux composés des représentants de la société civile).

Le financement accordé aux 17 projets s’élève à 290 millions de FCFA sur une enveloppe total de 300 millions de FCFA prévue pour cet AP2.

Les projets en question couvrent l’ensemble des huit régions et du District et portent sur les thèmes prioritaires comme les questions de gouvernance locale (gestion des ressources, des affaires, la lutte contre la corruption, l’accès à la justice, aux services publics…). Ils font cas aussi de la promotion de la place des femmes dans la société, du partenariat avec les associations et les communautés de base en privilégiant les jeunes et les femmes et de la culture de la citoyenneté.

Faut-il rappeler que ces 17 projets s’ajoutent aux 14 autres dont les contrats de financement avaient été signés lors du premier appel à proposition pour un montant total de plus de 370 millions de FCFA. Ce sont donc 661 millions de FCFA sur les 700 millions prévus qui sont mobilisés en terme de subventions pour accompagner les initiatives des acteurs non étatiques.

Deux autres appels à proposition (AP3 et AP4) seront lancés dans les prochaines semaines par Ariane pour un montant total de 600 millions de FCFA. C’est ainsi que le Coordinateur du programme Ariane a assuré de la contribution de sa structure à renforcer la représentativité et le rôle d’acteurs-clé de la société civile dans le développement du pays.

Aux attributaires des subventions, il a rappelé que l’attente des populations est grande et insisté sur leur responsabilité dans la réalisation des projets dans les meilleures conditions.

Abondant dans le même sens, le représentant de l’Ordonnateur national du FED a appelé les bénéficiaires à une gestion transparente. Des requêtes auxquelles les bénéficiaires ont été sensibles. Leur porte-parole, Kalifa Dembélé, a exprimé tout leur engagement à mener à bien les projets avec des actions concrètes et une gestion saine et efficace des fonds mis à leur disposition.

Le projet Ariane a consenti des efforts considérables dans le renforcement des capacités des acteurs non étatiques. Au nom de la société civile, Amadou Tékété a salué ces efforts. Mais, il a rappelé que depuis août 2007, la société civile avait demandé la relecture des textes du programme, car convaincu qu’il peut peut mieux faire.

C’est ainsi, qu’il a suggéré plus de souplesse dans le traitement des dossiers des projets et demandé à ce que Ariane partage les projets non satisfaits avec les autres partenaires techniques et financiers.

Quant à Laure Huberty de la Délégation de la Commission européenne, elle a précisé que ce programme entre dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Cotonou qui met un accent particulier sur le renforcement du rôle de la société civile. Car les Etats sont désormais convaincus que la participation des citoyens est indispensable à la reussite de la coopération.

Cependant, Laure Huberty de préciser que le programme n’a pas la prétention de prendre tout en charge, mais d’apporter sa contribution à la consolidation du rôle de la société civile dans le renforcement de la démocratie et le développement.


Yousouf CAMARA

02 Mai 2008