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Le peu de stock importé dans la foulée de ces exonérations est en voie d’épuisement. Dans certaines localités du pays, des signaux de la famine apparaissent.

A part Kayes où la société Madala Khouma Frères et fils détient dans son magasin quelques 64.000 sacs de riz (riz indien : 267 tonnes, riz vietnamien : 2944 tonnes) plus 1000 tonnes qui sont en voie d’acheminement, toutes les autres régions du Mali réclament le riz.

Les importateurs traditionnels sont à bout financièrement, pour faire venir leur riz des ports voisins. La raison invoquée par ces derniers se résume au manque criard de ressources financières.

Les gros importateurs ne disposant pas de liquidité ou d’une surface financière large sont obligés de passer par les institutions bancaires de la place pour mener leurs opérations par la voie des traites .

Or, selon nos sources, depuis quelque temps, les banques de la place refusent d’avaliser ces traites. C’est cette difficulté inattendue qui serait à la base du blocage actuel.

Ces gros importateurs affirment à qui veut l’entendre qu’ils ont acheté des tonnes de riz qui seraient aujourd’hui emmagasinés dans les ports voisins.

Ils sollicitent une intervention des autorités auprès des institutions financières pour mieux gérer cette période de soudure.

A défaut, affirment-ils, on risque d’aller vers une rupture de stock dans nos différents marchés; A Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal, la côte d’alarme est déjà atteinte.

A Kayes, seuls les 64.000 sacs de riz de la SOMAKOFF permettent encore de tenir une situation également précaire. A Bamako et dans d’autres localités du pays, le risque plane.

La solution préconisée par les mêmes importateurs de riz est une exonération de la TVA sans interruption sur l’importation du riz.

Seule cette formule permettra de résoudre la situation alimentaire au Mali, affirme un gros importateur de riz de la place.

Birama Fall

19 août 2005