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Les Grands Moulins du Mali (GMM) connus surtout pour l’importation de la farine et la production de blé, viennent d’entrer de plain pied dans l’opération d’importation du riz, conformément aux vœux du gouvernement. Ce grand Groupe agro-alimentaire vient de mettre 1 000 tonnes de riz indien, 25% brisure, à la disposition des commerçants détaillants de Bamako et de l’intérieur, à raison de 300 FCFA le kilo.

Les détaillants, qui peuvent accéder depuis hier à ce riz dans les magasins du Groupe Achar, dans la zone industrielle, doivent le revendre à 310 F CFA le kilo aux consommateurs.

Suite à la volonté politique manifestée par les plus hautes autorités en accordant des exonérations aux opérateurs économiques pour l’importation du riz en vue d’assurer l’approvisionnement correct du marché et de maintenir le prix du riz à grande consommation à un seuil plafond de 310 FCFA le Kilo au détail,

les opérateurs économiques viennent d’engager une opération riz, qu’il ne faut confondre avec l’Initiative riz du Premier ministre.

C’est dans ce cadre que les Grands Moulins du Mali (GMM) viennent de se manifester, le mardi 13 mai, à la faveur d’une cérémonie qui a eu lieu dans la salle de conférences de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali (CCIM).

Outre le représentant du ministère de l’Economie, de l’industrie et du commerce et de celui du président de la CCIM, le Directeur général adjoint des Etablissements Achar, Christian Viale, le président du Groupement patronal des commerçants et PDG de GGB, Bakoré Sylla, le vice-président du Conseil malien des chargeurs et PDG de GDCM, Modibo Kéïta, la Directrice Générale des Etablissements Kouma & Frères, Mme Camara Assitan Kouma – tous des opérateurs céréaliers – étaient présents à la cérémonie.

De nombreux commerçants détaillants avaient fait le déplacement avec, à leur tête, le président de la Coordination du groupement des commerçants détaillants, Hama Aba Cissé.

Pour le Directeur général adjoint du Groupe Achcar, il est urgent d’agir face au risque de pénurie de riz sur le marché. C’est pourquoi, sa société s’est investie dans son importation. Par cette cérémonie, il s’agissait d’annoncer la mise à disposition des commerçants détaillants de 1 000 tonnes de riz indien 25 % brisure à un prix en gros de 300 FCFA le kilo, qui sera revendu au détail à 310 FCFA.

Sur les 1 000 tonnes, 500 sont réservées pour le District et les 500 autres sont destinées aux différentes régions.

Les commerçants détaillants peuvent, depuis hier, s’approvisionner dans les magasins du Groupe Achcar à la zone industrielle à des conditions avantageuses. C’est-à-dire, que les détaillants peuvent l’acquérir en espèces ou à crédit et le Groupe assure le transport de la marchandise.

Le président Hama Aba Cissé a salué le Groupe Achcar pour cet élan patriotique rendu possible grâce à la volonté politique, à l’esprit de solidarité, de dialogue et de partenariat des plus hautes autorités. Il s’est dit convaincu que ce sacrifice ne sera pas vain et que  » la Nation reconnaîtra et témoignera pour l’histoire « .

Aux commerçants détaillants, premier maillon de la chaîne de distribution, interface entre les grossistes et les consommateurs, leur président les a engagés à éviter toute spéculation autour de ce riz, à suivre régulièrement le remboursement à travers les mécanismes de suivi que leur offrent les Centres de gestion agréés.

Il a invité les importateurs à pérenniser les acquis de ces opérations et à les élargir aux autres produits de première nécessité comme le sucre, le lait, la farine…

Faut-il rappeler que cet apport du Groupe Achdar vient porter à 5 000 tonnes la quantité totale mise à la disposition des détaillants dans le cadre de cette opération ? Le GGB, le GDCM, la Société Djigué SA et les Ets Kouma & Frères ont injecté chacun 1 000 tonnes, pour une valeur nominale de 1,5 milliard de FCFA.

Le président du Groupement patronal des commerçants du Mali, Bakoré Sylla, a insisté sur l’esprit qui sous-entend cette opération ca, dit-il, même en Inde, en Chine ou au Pakistan, qui sont des pays producteurs et exportateurs, on ne peut pas avoir le riz au prix auquel on le vend au Mali. Il a alors lancé un vibrant appel à d’autres importateurs à les rejoindre dans cet élan patriotique.

Car, les 5 000 tonnes représentent peu par rapport au besoin de consommation du pays, mensuellement estimé à plus de 50 000 tonnes.

Le secrétaire général de la CCIM, Daba Traoré, au nom des plus hautes autorités, a félicité l’ensemble des opérateurs économiques qui ont souscrit à l’opération et, par conséquent, accepté de renoncer à leur bénéfice au profit du peuple malien.

Youssouf CAMARA

15 Mai 2008