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Le Mali, du fait de sa continentalité sans littoral sur la mer, dépend en grande partie des pays cotiers pour l’importation et l’exportation des marchandises. Cette situation géographique peu enviable fait de lui pourtant le pays le plus courtisé de l’Afrique occidentale.

Le Sénégal, la Mauritanie, la Côte d’Ivoire, la Guinée Conakry, le Bénin, le Togo, le Ghana qui ont tous un débouché sur la mer, veulent que les marchandises du Mali transitent par leur port. Pour convaincre les opérateurs économiques du Mali, une délégation des membres de l’Alliance pour la Promotion du Port Autonome de Lomé a séjourné à Bamako la semaine dernière. Ladite délégation était conduite par M. Kuramé T Wili Nene, directeur commercial du port.


Le port de Lomé dans une dynamique de qualité

Les objectifs de cette mission étaient entre autres d’exposer devant les décideurs et les opérateurs économiques du Mali les capacités qu’offre le port Autonome de Lomé, les frais portuaires, le temps nécessaire pour faire retirer ou évacuer une marchandise, bref les avantages pour utiliser le port de Lomé par rapport à d’autres ports de la sous-région, mais réccueillir également par la même occasion les impressions et les préoccupations des Maliens qui utilisent le port de Lomé afin d’améliorer les prestations.

Depuis le 1er septembre 2007, une nouvelle reglementation est en vigueur dans l’enceinte du port. Cette reglementation met l’accent sur la sécurité des personnes et de leurs biens. Elle se situe dans une démarche de qualité que nous provilegions”, a déclaré le Directeur commercial du port de Lomé.

Les capacités du port

Le port Autonome de Lomé a été inauguré le 26 avril 1968. Il dispose d’un domaine de plus de 900 hectares dédiés aux activités portuaires. Le port dispose également de plusieurs quais dont un quai conventionnel de 72 m, un quai conteneur de 140m, un quai minéralier long de 210 m, un quai pétrolier de 250 m de longueur, un port de pêche de 60 m pouvant accueillir 7 à 9 chalutiers. Le port Autonome de Lomé c’est également les entrepots du Mali, du Niger et du Burkina Faso.

Les facilités de stockage sont de plus de 110 000m2 reservées aux magasins, des terres plein de plus de 200 000m2, des parcs de plus de 600 000m2 et un terminal du sahel doté d’une aire de stationnement de 40 000m2 pour les véhicules à destination des pays du sahel.

Des difficultés malgré tout

Avec un bon transitaire, en 72 heures, on peut retirer ou faire évacuer une marchandise à partir du port de Lomé. Aucun camion ne fait 48 heures à l’intérieur du port sans être chargé ou déchargé”, a affirmé le Directeur commercial.

Certains opérateurs économiques maliens ont dénoncé des tracasseries administratives et policières liées à la traversée du corridor Burkinabè. Autre difficulté qui se pose aux usagers du port de Lomé est la vétuste du parc auto eu égard à la distance Bamako/Lomé.


Daba Balla KEITA

23 Juin 2008