Partager


Durant 6 jours, soit du 15 au 20 Septembre 2008, la salle de conférence du centre Aoua Keïta servira de cadre à une formation aux applications WEB 2.0 initiée par AFRIKLINKS et qui entre en droite ligne des objectifs assignés par cette structure, depuis sa création.

En plus de celle de la Mairie du District et des partenaires et bénéficiaires d’AFRIKLINKS, la cérémonie d’ouverture de cette formation s’est déroulée en présence de la présidente du Collectif des Femmes du Mali (COFEM), Mme Fomba Fatoumata Koné, et du représentant de la Coopération française, M. Claude Godard.

Ainsi, durant une semaine, 20 femmes du COFEM et de la Mairie du District, déjà familières des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), auront la chance d’être plus efficaces dans la rédaction, la correction et l’échange de documents de leurs associations ou groupements respectifs.

La particularité des applications WEB 2.0 est une volonté de mettre l’utilisation au cœur du système et d’en faire un producteur de contenu. Et il existe un nombre important d’applications WEB 2.0 disponibles en versions payantes et gratuites. Cette formation se veut donc pratique et sera axée sur l’utilisation de Mixter Wong et d’un compte Google qui font l’essentiel de ce qu’il faut pour des équipes de travail ou des groupes organisés. Les stagiaires apprendront également comment créer et animer un blog.

Selon Mme Aminata Maïga, présidente d’AFRIKLINKS et non moins organisatrice de cette formation, les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) et leurs usages sont en mutation permanente.

Aujourd’hui, il existe des outils qui ont rendu l’utilisation de l’internet plus facile et plus efficace. Cette vague d’applications appelée WEB 2.0 regroupe un ensemble d’outils remplissant diverses fonctions qui ont pour objectif de créer des réseaux ou de renforcer ce qui existe déjà, afin de faciliter le travail collaboratif en temps réel ou en différé”, a-t-elle déclaré, tout en invitant les stagiaires à plus d’assiduité et d’abnégation pour qu’au sortir des 6 jours de formation, les femmes maîtrisnt les techniques et outils de collaboration en ligne.

Quant à la présidente du COFEM, Mme Fomba Fatoumata Koné, elle exprimera toute sa satisafction de voir ses militantes participer à une telle formation. “Les NTIC constituent l’une des préoccupations essentielles de notre mouvement. Le développement de toute activité du pays passe nécessairement par une maîtrise en informatique. Je dis merci à AFRIKLINKS de nous avoir donné cette chance. Et j’en profite pour demander aux participantes de bien suivre la formation”, a-t-elle déclaré.

Enfin le représentant de la Coopération française, M. Claude Godard, soulignera le rôle et la place des NTIC et de la femme dans le développement d’un pays. “Je suis ravi de voir cette formation en faveur des femmes, surtout quand on sait que les deux entités constituent la conjugaison pour le succès social et familial ”, a-t-il ajouté.

En organisant cette formation des femmes, AFRIKLINKS vient de combler le fossé numérique de genre. Car, ne dit-on pas qu’éduquer une femme, c’est éduquer toute une famille, voire toute une nation? Cette formation n’est, du reste, pas une première : il y avait eu une formation de 200 jeunes filles déscolarisées, à travers les télécentres communautaires, sans oublier la formation des formateurs.

Cette formation aux applications WEB 2.0 est la bienvenue, car la majeure partie des Maliens, plus particulièrement les femmes, sont au stade de la première génération. C’est à dire que le WEB 1.0 se limite, dans la plupart des cas, à une utilisation très limitée du courrier électronique. C’est dire donc qu’à l’issue des 6 jours de formation, les 20 femmes participantes verront leurs capacités renforcées.

Cette formation est le fruit d’un partenariat entre AFRIKLINKS, le Service de Coopération et d’Action Culturelle de la France, le COFEM et la Mairie du District de Bamako. La présidente d’AFRIKLINKS, Mme Aminata Maïga, a tenu à remercier la Coopération française pour le soutien financier et technique de toutes leurs activités.

“Je dis grand merci à la coopération française pour son soutien financier et technique pour l’accompagnement de nos activités de développement de capacité NTIC des Maliennes et Maliens, et spécialement, les responsables des télécentres du Nord et les femmes surtout”, a-t-elle ajouté.

Sadou BOCOUM

16 Septembre 2008