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Le groupe MPGK, après analyse des différents évènements qui se sont passés et se passent encore dans le Nord‑Est du Mali, se fait le constat suivant : ceux des années 90 ont commencé par Ménaka et le motif des assaillants était que l’Etat a abandonné le Nord. Cest donc un motif de développement socioéconomique.

Ce mouvement, dans son développement, a pris comme cible non seulement l’Etat mais aussi les paisibles populations sédentaires.

Le MPGK (Mouvement Patriotique Ganda Koy) est aussitôt né comme mouvement d’autodéfense des intérêts vitaux et moraux des populations vivants dans les zones de conflits.

Les soubresauts des années 2000 qui ont abouti aux accords d’Algérie ont aussi attaqué des positions de l’Etat au motif d’un mal développement socio‑économique.

Depuis le 23 mai 2006 en passant par le forum de Kidal de mars 2007 et différentes interventions jusqu’au 22 septembre 2007, le peuple a l’air d’être devant un dialogue de sourd : Etat d’un côté, de l’autre côté le groupe Bahanga dissident de l’alliance au 23 mai.

Devant cet enlisement le MPGK pense qu’il est temps et impérieux de mobiliser ses membres sympathisants et jeunes patriotes du Mali pour une application effective du Pacte National car il avait et a encore l’approbation de la nation entière.

En effet, des structures comme l’Agence de Développement des régions du Nord (A.D.N) et d’autre, si elles sont bien gérées, tant au niveau de recrutement que la gestion financière peuvent jouer un rôle régulateur des conflits, à moins que l’on ne cherche à morceler un Etat vachement mal développé.

Pour le groupe MPGK le long sommeil du Mali ; du point de vue économique, exige deux choses pour le Nord :

1) ‑ aucun fils de cette partie Mali ne doit poser un acte qui soit préjudiciable et dans l’immédiat et dans le futur aux paisibles populations du septentrion et des autres parties du Mali.

2) ‑ la recherche de la paix et de la concorde dans l’humilité et la dignité est la leçon à faire entendre.

3) ‑ faire comprendre au Président de la République, au gouvernement et aux députés d’exiger des évaluations et suivies des projets oeuvrant dans le Nord du pays et d’éviter de trop tendre la main pour ne pas faire des erreurs d’un autre âge qui laissèrent coi tout un peuple.

En effet, tout laisse croire que les négociateurs ont abusés de la bonne foi du peuple malien, des ressortissants du Nord et du Président de la République. Ce dernier, pour éviter la guerre, risque d’être à la base d’autres guerres.

Que Dieu sauve le Mali.

Pour toutes autres informations :www.iri-ganda.net

Le Rapporteur :

Minkaïla Bela Maïga

28 septembre 2007.