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Le 5e sommet Afrique-Union Europe, du 18 au 23 novembre 2017 à Abidjan, a servi de cadre aux parlements panafricain et européen pour élaborer « L’Appel d’Abidjan » pour booster le développement socioéconomique de l’Afrique. L’Appel était conduit par le président du Caucus Africain, l’honorable Mamédi Sidibé.

Les chefs d’Etat et de gouvernement étaient réunis dans la capitale ivoirienne le mois passé pour une collaboration franche entre les deux continents sur le plan économique. En marge de ce sommet, les parlementaires africains et européens ont présenté à Abidjan les conclusions de leurs travaux pour le développement socioéconomique du continent. Ces conclusions ont été adressées aux chefs d’Etat par le président du Caucus panafricain, l’honorable Mamédi Sidibé, du Parlement malien.

Les parlementaires des deux continents, à travers ce plaidoyer, invitent les chefs d’Etat à ouvrir la voie aux jeunes Africains et d’Europe pour qu’ils deviennent des forces transformatrices positives de nos sociétés économiques qu’ils sont appelés à conduire les destinées. Ils ont lancé également un appel aux chefs d’Etat des deux continents à mettre tout en œuvre pour améliorer le rang social, économique et politique des femmes qui reste inférieur à celui des hommes bien qu’elles représentent plus de la moitié de la population mondiale.

S’agissant de la migration, les deux parlements appellent à une action conjointe de l’UE et l’UA pour que cessent le trafic des êtres humains et l’esclavage en Libye. Sur le plan sécuritaire, l’UE et l’UA engagent les présidents de la République à travailler ensemble au renforcement de l’autorité des Etats et de leur capacité à satisfaire les besoins des populations.

Pour les parlementaires, le développement infrastructurelle global de l’Afrique doit reposer sur une planification régionale et continentale durable, en partenariat avec l’UE. Ils estiment aussi que la transparence dans la gestion, la traçabilité des ressources naturelles et l’allocation équitable des revenus doivent être garantis pour mettre un terme à l’exploitation injuste des ressources africaines et aider l’Afrique à prospérer.

Les deux parlements appellent l’UA à reconnaître la diaspora comme un potentiel et à l’intégrer sa contribution à l’élaboration conjointe des politiques.
L’intégration des pays africains au commerce mondial et régional et l’établissement d’un accord de libre-échange continental, fondé sur la responsabilité sociale des entreprises, doivent être une priorité.

L’Appel d’Abidjan incite les deux continents à adopter la démocratie comme mode de désignation des dirigeants, et la bonne gouvernance comme principe de sollicitation de la participation de tous à la prise de décision et ce en reconnaissant en tout temps aux individus et aux groupes leurs droits à la libre expression.
L’honorable Mamédi Sidibé pense que l’application de ces recommandations permettra de sortir de l’ornière le continent confronté à d’énormes défis.

Ousmane Daou

Du 12 Décembre 2017