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C’est une annonce qui pourrait accélérer le cours des événements en Libye en proie à une guerre fratricide depuis la chute, en 2011, du Guide libyen, Mouammar Kadhafi. En effet, l’homme fort de Tobrouk, le maréchal Khalifa Haftar, a annoncé, le 27 avril dernier, avoir obtenu le mandat du peuple libyen pour gouverner le pays. Et comme si cela ne suffisait pas, il a, pour la première fois, mis fin à l’accord politique inter-libyen signé en 2015. Pour le guerrier de l’Est, cet accord qui était censé ramener la paix en Libye, a plutôt contribué à détruire le pays. Va-t-il donc pleuvoir sur Tripoli ? Que fera le camp du Premier ministre Fayez El-Sarraj dont le gouvernement est reconnu par la communauté internationale ? Dans tous les cas, tout laisse croire que la Libye va à vau-l’eau. Cela est d’autant plus vrai que depuis la chute de Mouammar Kadhafi, le pays connaît une crise institutionnelle sur fond de guerre fratricide. Et sans jouer les Cassandres, on peut affirmer que ce n’est pas demain la veille que le pays verra le bout du tunnel. On est d’autant plus pessimiste que cette autopromotion du maréchal Haftar comme dirigeant légitime de la Libye, pourrait contribuer à exacerber les tensions, puisqu’en décrétant la fin du Conseil présidentiel dirigé par son rival, il a, par la même occasion, réaffirmé sa volonté de poursuivre la guerre jusqu’à la ‘’libération totale du pays’’.En tout cas, même si certains applaudissent des deux mains, il faut se rendre à l’évidence que cette annonce n’est pas pour ramener la paix en Libye. D’autant que le Premier ministre, Fayez El-Sarraj, qui est soutenu à bout de bras par la communauté internationale, n’a pas encore dit son dernier mot..DZ/lepays.bf