Partager

Les forces de l’ordre étaient déployées en masse mercredi dans la capitale sud-soudanaise Juba et la radio appelait au calme, au lendemain du limogeage de l’ensemble de l’exécutif par le président Salva Kiir sur fond de rivalité politique avec son vice-président Riek Machar. Le limogeage du gouvernement « s’inscrit dans la lutte en cours au plus haut niveau de la classe dirigeante sud-soudanaise, » a estimé l’ONG Enough Project, qui milite pour la paix aux Soudans. L’abrupte décision de M. Kiir fait craindre une période d’instabilité dans la jeune nation, indépendante du Soudan depuis à peine 02 ans, et qui porte encore les stigmates de la longue guerre civile. La jeune économie sud-soudanaise a été durement touchée par plus d’un an de suspension de la production de pétrole, qui l’a privé de 98% de ses ressources, sur fond de conflit avec Khartoum dont les oléoducs restent indispensables à l’exportation du brut sud-soudanais.(…)« Donnez au président une chance de former son gouvernement (…). Il a déjà habilité les technocrates à gérer les affaires courantes, » a déclaré mercredi Barnaba Marial Benjamin, qui, jusqu’à son limogeage mardi, était porte-parole du gouvernement et ministre de l’Information. Nombre des personnes suspendues ont joué un rôle clé au sein du SPLM ou de sa branche armée quand le mouvement luttait contre le régime de Khartoum.AFP.