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Le réseau de communication, en collaboration avec la Fondation Rosa Luxemburg, a animé une conférence-débat le samedi dernier à l’espace d’expression démocratique Kayira sur le thème « Le Mali face aux accords de partenariat Economique entre l’Union Européenne et les pays A.C.P, défis et contraintes« .

Cette conférence était animée par Dr Sékou Diarra, chercheur en politique économique, sociale, orientation développement, membre fondateur de la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement.

Secondé par M. Lassiné Sidibé, juriste de formation, secrétaire Exécutif de l’Association des organisations Professionnelles paysannes (A.OPP). Et le coordinateur du réseau Kayira Mamadou Diarra.

Dans son discours d’ouverture, le coordinateur du Réseau a remercié le partenaire financier la Fondation Rosa Luxemburg et tous les auteurs et auditrices de la radio Kayira. Cette conférence est au centre des préoccupations du continent africain. Les puissances occidentales veulent imposés la signature des A.P.E, a-t-il souligné.

Les auteurs doivent donner une large information à la population sur les tenants et les aboutissements de ce fameux A.P.E. Quant à la radio Kayira, elle restera fidèle à ses idéaux à savoir l’information et la sensibilisation du peuple pour mieux assurer la bonne gouvernance.

Dans son exposé, Lassiné sidibé, a expliqué les conséquences des APE surtout pour les paysans. Les Européens veulent conserver le capitalisme. Il dira qu’a vec son organisation, ils se sont mis au service des paysans de la Zone Office Niger, en faisant une large campagne de sensibilisation.

Notre continent a souffert et souffre encore des conséquences néfastes de l’esclavage et de la colonisation. Les colonisateurs veulent adopter une nouvelle stratégie pour mieux contrôler le continent africain.

Quant au second conférencier, Sékou Diarra a fait une genèse des APE qui ne sont autre que les fruits des accords de Cotonou, appuyés par l’Organisation mondiale du commerce. Notre économie souffre et cela est due tout simplement à la liquidation de nos secteurs productifs à savoir les sociétés et entreprises d’Etat, a- laissé entendre.

L’Afrique doit à tout prix avoir son marché commun afin de permettre la libre circulation et le libre échange des produits commerciaux. Les Africains doivent produire assez, transformer et consommer les produits africains, a t-il souligné.

Les décideurs doivent faire une large information auprès de la population sur le continu réel des A.P.E, car selon le conférencier les conséquences sont énormes et le Mali n’a aucun intérêt à signer cet accord.

En parlant du FED (Fonds européen de développement), attribué aux pays africains, il ne profite qu’aux Occidentaux. Car ils bénéficient des pourcentages de ce fonds d’une manière ou autre.

Les participants à cette conférence ont posé plusieurs questions sur la survie de notre économie et surtout du contrôle de nos marchés. Des inquiétudes sur les APE qui constituent une menace réelle pour notre continent.
Toutes les questions ont été répondues avec satisfaction par les deux conférenciers.

Moustapha GUITTEYE

19 Mai 2008