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L’Hexagone renoue avec ses principes qui avaient toujours fait, avant la parenthèse Nicolas Sarkozy, la grandeur et toute la grandeur de la France : l’éthique et la déontologie en politique.

Dioncounda Traoré, qui tient sa nomination comme président de la République dans notre transition politique de la seule CEDEAO, ne pourra pas se rendre à Ouagadougou et retourner s’installer à Paris.

Contrairement aux rumeurs qui justifient l’annulation de ce voyage par un avis médical négatif, ceux sont plutôt les autorités françaises, qui auraient signifié à l’intéressé qu’il ne pourrait plus évoquer des raisons de santé pour retourner immédiatement en France une fois le sommet des chefs d’Etat du Groupe de contact de la CEDEAO terminé.

Certaines sources rapportent que pour les chefs d’Etat de la CEDEAO, cette rencontre, de ce 7 juillet 2012, était une occasion toute trouvée pour que Dioncounda Traoré prenne la décision «risquée» d’accepter des troupes étrangères sur notre sol et attendre à Paris le temps que l’orage passe.
L’argumentaire autour de ce soi-disant «avis médical» ne convainc même pas les plus incrédules d’entre les Maliens dans la mesure où le service du protocole de notre ambassade à Paris avait fait le pré-enregistrement pour lui et cela après une autorisation médicale.

Dès lors, il revient aux chefs d’Etat de la CEDEAO, avec à leur tête Alassane Dramane Ouattara, de comprendre qu’ils ne pourront plus continuer, même d’une manière subtile, la politique «sarkozienne» en Afrique de l’Ouest ; car le voyage- éclair, Paris-Ouaga-Paris de Dioncounda Traoré, signifierait qu’il n’est plus malade, mais qu’il se trouverait plutôt en situation d’une présidence «en exil» en France où il est arrivé depuis le 23 mai 2012.

La Rédaction

09 Juillet 2012