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On se rappelle, il n’y a pas longtemps, que quelque
225.000 personnes ont manifesté contre la pauvreté
dans les rues de Gleen Eagle, en marge du précédent
sommet du G8.

L’une de leurs principales
revendications était l’annulation de la dette des pays
les plus pauvres. Cette dette, selon nos informations,
est payée depuis longtemps par la majorité des pays
concernés qui, malheureusement, ploient aujourd’hui
sous le poids des intérêts à rembourser.

Pour rappel, un premier texte avait vu le jour en
Ecosse. C’est ce même texte qui vient d’être finalisé
et signé à Washington entre les pays membres du G8, la
Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International.

Selon Rodrigo, directeur général du FMI, «c’est un
moment historique qui ouvre des perspectives pour de
nombreux pays pauvres
».

Outre le Mali, 13 autres pays
africains sont concernés par cette mesure à savoir le
Bénin, le Burkina-Faso, l’Ethiopie, le Ghana,
Madagascar, la Mauritanie, le Mozambique, le Niger, le
Rwanda, le Sénégal, la Tanzanie, l’Ouganda et la
Zambie.

Selon des informations proches des deux institutions
financières internationales, 20 autres pays doivent
montrer carte blanche au cours des trois prochaines
années.

Parmi ces pays, qui constituent la deuxième
vague, figurent le Burundi, le Cameroun, le Cap Vert,
la Côte d’Ivoire, la Guinée, le Tchad, la RDC, la
Birmanie etc.

Tous ces pays se sont engagés à poursuivre les
réformes économiques et sociales avec le FMI et la BM.
Il faut savoir que cette annulation doit stimuler la
croissance et lutter contre les inégalités sociales.

Mieux, le budget alloué, à chaque pays bénéficiaire
doit être consacré aux domaines de l’Education et de
la santé.

Les critères retenus par le G8 et les deux super
argentiers mondiaux sont :
-le pays en question doit avoir une dette importante;
-le paiement de cette dette est difficile et lourd
pour ce pays;
-le même pays doit s’engager à faire des réformes
économiques et sociales.

Notons que les ONG et les grandes multinationales se
sont félicités de cette décision.

Issiaka SIDIBE

27 septembre 2005.