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Souleymane Drabo (directeur de publication de L’Essor) :

« En 1989, quand on créait « Les Echos », j’étais rédacteur en chef de L’Essor et je connaissais les Alpha, Tiégoum et Alexis. Pour la création du journal, il y a eu plusieurs interventions entre Alpha et le président de l’époque. Le journal a eu beaucoup de succès à l’époque. Il y avait une vague et « Les Echos » faisait partie de celle-ci. Après les évènements du 26 mars 1991, période de la fièvre révolutionnaire, les gens achetaient tout ce qu’on publiait. On avait besoin de la démocratie. Deux ou trois ans après la vague est tombée, c’est la période la plus critique du journal. On peut dire qu’aujourd’hui « Les Echos » fait partie du paysage de ce pays. Il s’est battu pour ce pays. Parmi nous, il y a des gens qui travaillent bien et des gens qui travaillent moins bien. Ceux qui travaillent moins bien doivent savoir que si on crée un journal, c’est pour satisfaire les lecteurs. Ils oublient que les lecteurs sont les plus importants. Nous avons commencé à L’Essor, depuis bientôt un an, la version en couleur. Notre objectif, c’est le reportage et un journal sur 12 à 16 pages ».

Sambi Touré (directeur de publication d’Info-Matin) :

« Je pense que le parcours du journal « Les Echos » est exemplaire parce qu’à l’origine, il fallait avoir le courage. Ce courage que les Echos et les autres ont eu a fait la fierté du Mali. « Les Echos », de leur création à aujourd’hui, fait partie des journaux les plus respectés. Malgré les difficultés, le journal a toujours su se battre. « Les Echos », pour nous, est un conquérant exemplaire et nous sommes prêts à le suivre. Nous voulons être comme tous les meilleurs journaux de la place ».

Belco Temboura (directeur de publication de L’Observateur) :

« ‘Les Echos’, créé un certain 17 mars 1989, a été une lumière qui a éclairé le chemin du combat politique au Mali. Je dis que « Les Echos » a éclairé pour plus de justice et de démocratie au Mali. Je dirai aussi que les Echos a éclairé le chemin d’hommes et de femmes qui rêvaient de faire de ce noble métier leur profession. Ils sont nombreux ceux qui n’ont jamais nourri l’ambition d’être journaliste, mais qui le sont devenus parce que tout simplement « Les Echos » les a éclairés. La nation ne doit jamais se lasser de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui ont initié ce journal, de rendre hommage et souhaiter beaucoup de courage à ceux qui ont repris le flambeau. « Les Echos » a été la référence. Il m’est difficile de concevoir qu’une presse ne soit pas une presse de combat, de conviction et de vérité. La presse malienne avait été forte du fait qu’elle était très proche des préoccupations du peuple. Tous les problèmes qu’elle connaît aujourd’hui sont liés au fait qu’elle donne l’impression de s’être éloignée de cette préoccupation. Notre journal veut être parmi les meilleurs ».

Propos recueillis par
Sidiki Doumbia (stagiaire)

17 février 2006.