Partager


La 22e journée du CILSS coïncidant avec le 30e anniversaire de l’Institut du Sahel (l’INSAH), a été l’occasion, pour un nombre important d’experts et de chercheurs, de mettre au clair les résultats de leurs études dans le domaine du développement durable au Sahel.

Cette cérémonie du 12 septembre 2007 a permis une réflexion appronfondie sur la question de la désertification. LE Dr Amadou Moustapha, DG de l’INSAH, a profité de la journée porte ouverte de l’institut pour rappeler qu’elle une institution spécialisée du Comité permanent Inter-Etats de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS), et a pour mandat de coordonner, harmoniser et promouvoir la recherche scientifique et technique dans les domaines de l’agriculture, l’environnement, les marchés et les questions de population et développement durable.

L’INSAH est devenu une réalité active du paysage sahélien où il intervient en tant qu’organisme de coopération pour la promotion de la recherche, la formation et l’information scientifique et technique.
Il a donc mené des activités en vue de garantir la sécurité alimentaire, une meilleure maîtrise de l’eau, une meilleure connaissance des milieux humains et la restauration de l’espace sahélien.

Ses activités actuelles sont axées sur les questions de règlementation biosécuritaire, celles des pesticides et des semences, la sécurité alimentaire et la gestion des ressources naturelles, les inter-relations population et sécurité alimentaire (nutrition), l’intégration régionale de la recherche agricole et de la diffusion de l’information scientifique et technique, à travers les outils des NTIC et des médias.

L’objet de cette cérémonie est de partager, avec la population, quelques résultats des années d’étude et de recherche, en se focalisant sur la thématique de la désertification, mais surtout de recueillir des réflexions sur la relance des investissements dans le domaine de la lutte contre la désertification.

Quant à ibrahima Touré, représentant du président mauritanien en exercice du Comité, M. Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le CILSS a été créé le 12 septembre 1973 pour faire face à la sécheresse et la désertification qui menacent la survie de plus de 50 millions d’habitants peuplant le Sahel sur un espace allant du Tchad au Cap Vert.

La dégradation des terres, communément désignée sous le terme “désertification”, est devenue un phénomène mondial, mais elle touche plus particulièrement l’Afrique.
On estime qu’il y’a environ 40 millions de personnes menacées par la désertification en Afrique. Ce chiffre doublera dans 25 ans si la population continue à croître à son rythme actuel, et si aucune action vigoureuse n’est entreprise pour freiner ce processus.

De plus, cette tendance devrait être accentuée sous l’effet conjugué des migrations, des fluctuations, des prix agricoles et, surtout, des changements climatiques.
C’est pourquoi, prévenir la dégradation des terres et restaurer le capital naturel dégradé devraient figurer parmi les priorités nationales et internationales, dans le contexte de la poursuite des Objectifs du Millénaire pour le Développement.

Pour le conférencier optimiste, Hamidou N’Diaye, la désertification n’est pas une fatalité, mais une maladie que nous devons diagnostiquer pour en trouver des remèdes. Ce qui n’était pas le point de vue de certains participants qui sont au contraire pessimistes, compte tenu des chiffres et perspectives présentés.

Bakoroba COULIBALY

13 septembre 2007.