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C’est désormais devenu une tradition, le 16 mai de chaque année, le Mali rend hommage à son premier président, Modibo Keïta.

Après l’éclatement de la Fédération du Mali dans des circonstances dramatiques, Modibo Keïta a conduit notre pays à l’indépendance, le 22 septembre 1960. Jusqu’au 19 novembre 1968, il sera à la tête du Mali.

En 1968, il est renversé par un coup d’État militaire et sera envoyé en prison, où, après 9 ans, il mourut le 16 mai 1977 des suites « d’un œdème du poumon », selon le communiqué officiel des autorités militaires de l’époque.

Ce n’est qu’après l’avènement de la démocratie dans notre pays, à la suite de la révolution de mars 1991, que le processus de réhabilitation du « Père » de l’indépendance va être enclenché.

Cette année, en raison du départ hier soir du président de la République Amadou Toumani Touré, qui doit assister à Paris, à la cérémonie de remise du Prix Félix Houphouet-Boigny au président sénégalais, Abdoulaye Wade, la cérémonie d’hommage a été anticipée de quarante huit heures.

Dimanche matin, au cimetière de Hamdallaye, le Président Touré a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de l’illustre disparu.

Le Premier ministre, Ousmane Issoufi Maïga, le président de l’Assemblée nationale, Ibrahim Boubacar Keïta, les membres du gouvernement, les présidents des institutions de la République, les représentants du corps diplomatique accrédités dans notre pays, anciens compagnons, membres de la famille, responsables et militants du parti de l’illustre disparu, l’Union soudanaise RDA et leaders d’autres partis politiques étaient présents.

Après les honneurs rendus par un détachement de la garde présidentielle, la fanfare nationale exécuta l’hymne national.

C’est au son de la musique funéraire, que le chef de l’État déposa une couronne de fleurs sur la tombe du premier président du Mali indépendant.

Pour le chef de l’état, la commémoration est une reconnaissance de l’œuvre du président défunt et est aussi l’occasion d’avoir une pensée non seulement pour lui-même, mais aussi pour ses compagnons de lutte, dont la patrie se souvient toujours.

A l’endroit du parti de Modibo Kéïta l’US-RDA, de ses épouses, frères, petits-fils et neveux, le chef d’état de réaffirmer, que le Mali n’oublie pas.

15 mai 2006.