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La coordination des associations pour le développement de la commune II (CADEC) du District de Bamako, après enquête, a résilié le contrat de bail de l’annexe de la grande mosquée avec Bazoumana Fofana. Évincer pour non-respect des clauses du contrat au profit de Boucar Sambadiaré, nouveau preneur, Bazoumana Fofana a attaqué en justice le comité de gestion des affaires de la grande mosquée. La CADEC a animé une conférence de presse la semaine dernière pour faire l’état des lieux…
Pour le conférencier, Diakaridia Koné, président de l’association «An ka Taa» et membre de la Cadec, le contrat de bail entre le Sieur Bazoumana Fofana et la grande mosquée de Bamako exige, dans ses clauses, sa révision tous les trois ans. «Cette révision évalue également la somme à verser à la grande mosquée conformément à ce que gagne Bazoumana, au-delà de la somme initiale de 500 000 Fcfa.

L’approvisionnement en eau du site et la construction des toilettes sont entre autres les obligations auxquelles le preneur devait se soumettre».

Selon le régisseur de la grande mosquée, Ibrahima Koromakan, pendant plus de 20 ans, le Sieur Fofana a «violé les clauses du contrat à travers les articles 3 et 12 dudit contrat, à savoir, l’inachèvement de l’immeuble ; l’absence totale d’eau et de toilettes ; l’augmentation unilatérale des loyers». C’est à la suite de ces notifications portées à la connaissance du Sieur Bazoumana, expliquant les raisons de la résiliation du contrat, que celui-ci a porté plainte contre les auteurs de la résiliation du contrat au Tribunal de grande instance de la commune II du District de Bamako.

Selon Bazoumana Fofana, que nous avons approché, ces allégations ne sont pas fondées. Pour lui, c’est une cabale de l’imam Kokè Kalé contre sa personne en complicité avec des gens qui ne savent absolument rien des clauses du contrat. Poursuivant, il dira que, dans le contrat, il n’est pas question pour lui de payer plus que la somme de 150 000 Fcfa, peu importe la somme qu’il gagnera sur la location du site. Il affirme également que la construction des toilettes et l’approvisionnement en eau n’étaient pas non plus une obligation pour lui dans le contrat.

Pour ce qui est de la révision du contrat, tous les trois ans, M. Bazoumana Fofana soutient que cela se faisait mais que ceux qui s’activent aujourd’hui n’étaient pas au courant. Avant d’ajouter que celle-ci (la révision) n’était qu’une formalité et ne devrait pas avoir d’impact sur les clauses du contrat. Bazoumana Fofana a par ailleurs émis une note d’arrêt des travaux sur l’annexe parce que, selon lui, le fondement de l’immeuble ne peut pas supporter une autre charge.

Revenant sur les charges contre le Sieur Bazoumana, le conférencier Diakaridia Koné dira que, pendant plus de 20 ans, les travaux de construction de l’annexe de la grande mosquée de Bamako n’ont pas connu un réel avancement comme cela était prévu dans les consignes respectées actuellement par le nouveau preneur. Selon M. Koné, après l’expertise d’un huissier, il s’est avéré que le Sieur Bazoumana Fofana prenait la somme de 7. 027.000 Fcfa avec pièces justificatives, alors qu’il continuait à verser à la grande mosquée la somme de 150 000 Fcfa.

À en croire Bazoumana Fofana, cela ne saurait être une raison pour résilier son contrat. D’autant que, pour lui, les dispositions du contrat ne l’obligent aucunement à payer plus au bailleur. L’affaire doit être jugée ce 30 août devant la justice de la commune II.

À suivre !!!
Gabriel TIENOU

Le Reporter du 23 Août 2017