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Ainsi, dans un discours lu devant la nation malienne, le ministre a évoqué ce qui a été fait, ce qui est en cours d’être fait, ce qui n’a pas été fait, et ce qui doit être fait.

Effectifs des établissements

Selon le ministre, s’agissant des effectifs, l’année 2007-2008 a enregistré, au niveau de l’Enseignement Secondaire Général, 112 048 élèves qui ont suivi les cours dans 223 lycées, dont180 privés et 43 publics.

Au niveau de l’Enseignement Technique et Professionnel, on a dénombré 62 731 élèves dans les 195 établissements existant dans le pays, et les 14 établissements publics et 181 privés.

Les effectifs des établissements publics ont été encadrés par 3183 enseignants, dont 2 321 du Secondaire Général et 862 du Secondaire Technique et Professionnel.

L’année scolaire qui vient de s’achever aura été particulièrement difficile, fera savoir le ministre. “Mais ces difficultés ne devraient pas nous faire perdre de vue les résultats bien appréciables obtenus dans tous les domaines, au prix de la synergie de leurs actions“, a-t-il ajouté.

Et résultats des examens

Ainsi, les différents examens de fin d’année ont donné des résultats. Pour le Baccalauréat Général, sur 38 461 candidats, 19 233 élèves ont été admis, soit 50,01%. Et sur les 941 candidats qui se sont présentés au Baccalauréat Technique, 697 ont été admis, soit 74,07%.

S’agissant du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), sur les 13 608 candidats qui se sont présentés, 5 862 ont été reçus, soit 43,08%. Enfin, sur les 9 616 candidats qui se sont présentés pour le Brevet de Technicien (BT), on a enregistré 6 536 lauréats, soit 67,97%.

A cet effet, le Professeur Amadou Touré a remercié élèves, étudiants, syndicats d’enseignants, promoteurs d’écoles privées, partenaires de l’école malienne… bref, tous ceux qui, dit-il, “ont contribué à sauver notre école des dangers d’une année aux conséquences imprévisibles“.

Les solutions pour relever les défis

Aux dires du ministre de Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, dans les sous-secteurs des Enseignements Secondaire et Supérieur, la situation reste fortement marquée par plusieurs facteurs, dont l’augmentation significative des effectifs d’élèves et d’étudiants, entraînant, pour les seconds(les étudiants), une augmentation significative de l’enveloppe des bourses dont le montant est passé de 5,640 milliards de FCFA en 2007 à 8,748 milliards en 2008.

Ladite situation a été également caractérisée par la faiblesse des capacités d’accueil entraînant un engorgement de nos structures d’encadrement ; l’insuffisance du personnel enseignant et la forte contractualisation ; une intense activité sur le front syndical ; la timidité de la recherche universitaire. Une recherche universitaire qui, dans notre système d’Enseignement Supérieur, devrait pourtant être le gage d’un développement durable et d’un renouvellement des ressources humaines.

“Pour relever ces défis, mon département a ouvert des chantiers qui contribueront, à terme, à la réalisation du nécessaire redressement de notre école“, fera savoir le ministre. Il s’agit, selon lui,de prendre des mesures législatives et règlementaires pour la réhabilitation de la fonction enseignante, notamment l’alignement des salaires des contractuels du Secondaire sur ceux de leurs homologues de la Fonction Publique ; la rémunération des tâches liées aux examens, pour les enseignants du supérieur;

Il s‘agit également d’améliorer et de développer les capacités d’accueil des infrastructures au niveau de l’Enseignement Secondaire, par la construction ( en cours) de lycées publics à Yorosso, Ténénkou et Ouélessébougou. Dans les trois prochaines années, ce programme s’étendra dans plusieurs autres localités.

Il s’agira de la construction, à Kayes, d’un nouvel Institut de Formation Professionnelle (IFP) dans les filières des Mines et de l’Industrie ; de la réhabilitation de l’ancien IFP de Kayes, des écoles agro-pastrorales de Macina et de Barouéli, avec l’ouverture de nouvelles filières ; de la création -surtout dans les régions- d’un nombre important d’établissements secondaires privés, pour mieux répondre à la demande de formation de proximité.

Et au niveau de l’Enseignement Supérieur : la réalisation de nouvelles infrastructures de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) et de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG) ; l’équipement des laboratoires de recherche de plusieurs Facultés et grandes écoles ; la finalisation des études de la Résidence Universitaire, de la Maison des Hôtes pour les missions d’enseignement, de la Clinique Universitaire et de la Bibliothèque Universitaire Centrale (BUC), avec l’appui de l’UNESCO.

A travers tous ces projets, il s’agit de doter notre système universitaire d’instruments adéquats et efficaces répondant aux nombreux besoins en matière d’oeuvres universitaires. Il sera donc question de la formation continue et initiale des enseignants du secondaire ; l’installation très prochaine des membres du Conseil Supérieur de l’Education (CSE).

Il est également prévu le lancement, depuis trois mois, d’un ambitieux programme de 10 ans pour la formation initiale de 650 enseignants de l’Enseignement Supérieur ; la poursuite et le renforcement du programme TOKTEN pour une utilisation judicieuse des enseignants et chercheurs maliens expatriés.

A cela s’ajoutent la définition d’un cadre de partenariat plus transparent et plus efficace entre l’Etat et les promoteurs d’écoles privées ; l’achèvement de l’étude de faisabilité d’une deuxième université, avec ses filières de formation ouvrant de nouvelles opportunités d’emplois et de ressources à notre jeunesse, ainsi que le préconise le Programme pour le Développement Economique et Social (PDES) du Président de la république.

Et le Professeur Amadou Touré, de conclure : “C’est dans cette même optique qu’il faut comprendre le travail en cours de relecture des textes régissant les conditions d’accès, le régime des études et examens des grandes écoles, la relecture de tous les règlements intérieurs, la réflexion autour de la politique nationale de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, avec l’introduction, dès cette rentrée universitaire, de la réforme Licence- Master-Doctorat (LMD), pour constituer progressivement une communauté scientifique nationale- phase avec les pays de l’espace UEMOA“.

Moussa TOURE

7 octobre 2008