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Les vacances scolaires battent leur plein. Le moment est donc bien choisi pour le ministère de l’Éducation nationale de faire le bilan des examens de fin d’année scolaire 2006-2007 et le point de la situation des bourses d’études à l’extérieur.

Les deux sujets ont fait l’objet, vendredi, d’une conférence de presse organisée par le département à la Maison de la presse.

La rencontre était conjointement animée par le directeur national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mamadou Kéïta, et son homologue du Centre des examens et concours, Sahaloum Ould Youba. Les deux responsables étaient assistés du directeur de l’Enseignement technique, Daouda Simbara, et celui de l’Enseignement secondaire général, Gabriel Dabo.

Première question abordée : la durée de l’année scolaire qui vient de s’achever. A ce propos, Sahaloum Ould Youba expliquera que celle-ci respecte les normes académiques qui fixent à 25 semaines, la durée minimale d’une année académique normale. Or malgré quelques perturbations, l’année scolaire 2006-2007 a duré 28 semaines, a-t-il comptabilisé.

UNE ERREUR DE FILTRAGE

La situation de l’Académie d’enseignement de Koulikoro qui a proclamé cette année deux résultats différents pour le bac dans la série « sciences biologiques« , a été évoquée. Le directeur du Centre national des examens et concours a expliqué ce fait inhabituel par une erreur au moment du filtrage des examens. Dans un premier temps, explique-t-il, la totalité des 525 candidats avaient été déclarés admis.

Mais dès le lendemain de la proclamation des résultats, l’Académie s’est rendue compte qu’une erreur était survenue dans le filtrage. Elle a donc aussitôt apporté les correctifs nécessaires conformément aux textes qui régissent les examens et concours. A la suite de ces réajustements, finalement 244 élèves ont été déclarés admis.

La situation des très convoitées bourses d’études a été longuement commentée lors de la conférence de presse. Le ministère de l’Éducation nationale gère les bourses que les pays amis mettent à la disposition de notre pays. L’État n’attribue pas en propre des bourses à l’étranger, a précisé le directeur national de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mamadou Kéïta.

Cette année, 266 bourses ont été notifiées à notre pays par ses partenaires. Sur la base de ces notifications, le ministère a lancé un appel à candidature à travers un communiqué radiodiffusé. De nombreux élèves ont naturellement postulé. Le premier critère pour la répartition des bourses est, bien sûr, le nombre disponible.

La sélection revient au pays d’accueil sur la base des notes obtenues au bac dans les matières principales, a expliqué Mamadou Kéïta. Après la sélection, le ministère de l’Éducation nationale procède à l’attribution des bourses en tenant compte des filières disponibles.

Par contre, le programme des bourses d’excellence pour la France est purement malien. Le concours se déroule en deux phases. Il y a d’abord une épreuve écrite portant sur les deux matières de base du tronc commun au terme de laquelle, les candidats qui obtiendront une moyenne égale ou supérieure à 14/20 seront déclarés admissibles à subir le test oral. L’épreuve orale consiste à tester la capacité d’expression et l’aisance du candidat à répondre aux questions qui lui sont posées.

À l’issue du test oral les candidats sont classés par ordre de mérite selon la moyenne générale obtenue. La liste des candidats définitivement sélectionnés est établie au prorata du nombre de bourses disponibles. Les candidats doivent satisfaire à 4 conditions : avoir la mention bien ou très bien, avoir une moyenne de 14 ou plus en 10ème, 11ème et terminale, être âgé de 21 ans au plus au 31 décembre de l’année en cours et être évidemment de nationalité malienne.

L’ESPRIT D’EXCELLENCE

Le dossier de candidature est composé d’une fiche de renseignement, d’un extrait d’acte de naissance, d’un certificat de nationalité datant d’au moins de 3 mois, de 2 copies légalisées de l’attestation du bac et du relevé de notes. S’y ajoutent les copies signées du proviseur ou du censeur de tous les bulletins de la 10ème, 11ème et de la terminale. Il y a aussi un engagement à prendre qui concerne uniquement les candidats définitivement admis au concours.

Ceux-ci doivent s’engager à revenir au bercail après leurs études pour se mettre à la disposition du pays.
Interrogé sur le faible pourcentage des élèves des régions dans le programme, le conférencier l’a expliqué par le fait que la proportion de bacheliers est beaucoup plus importante à Bamako qu’à l’intérieur du pays. Parmi les boursiers de cette année, figurent des élèves du lycée Hamadoun Dicko de Sévaré, a indiqué Mamadou Kéïta pour contrer une rumeur assurant qu’aucun élève de régions ne fait partie du lot.

Le suivi de la situation des boursiers d’excellence se fait à travers notre ambassade à Paris. C’est aussi avec l’ambassade et le Transit administratif que le voyage des boursiers est géré.

Rappelons sommairement l’esprit qui a motivé les pouvoirs publics à initier le programme de bourses d’excellence. Pour préparer la future génération aux exigences du 21ème siècle dans un monde globalisé où seul l’excellence paie, le gouvernement a lancé ce programme de formation qui répond au défi d’une approche holistique de la formation (doctrine qui ramène la connaissance de l’individu à celle de l’ensemble) afin d’accélérer et garantir la mise en oeuvre de la politique économique et sociale du pays.

Ainsi, les concertations entre différents départements ministériels ont permis de cibler 6 secteurs prioritaires de recherche dont celui de l’éducation et de la formation. Certaines spécialités retenues ne sont pas enseignées chez nous.

On peut citer parmi ces formations de pointe, l’informatique, les télécommunications et les sciences de l’éducation. Les formations générales concernent l’administration, les finances, la production industrielle etc…

S. DOUMBIA- L’Essor


LA CHINE ACCUEILLE 30 NOUVEAUX BOURSIERS MALIENS

Ils vont se spécialiser en droit public, relations internationales, mathématiques, informatique ainsi qu’en génétique, reproduction des cultures et thermophysique
Les débuts de la coopération sino-malienne remontent aux lendemains de l’accession de notre pays à souveraineté nationale. C’est en octobre 1960 que nos deux pays ont conclu leurs premiers accords de coopération. De cette date à nos jours, Bamako et Beijing ont signé nombre de conventions touchant de multiples domaines, comme la santé, les bâtiments et travaux publics (BTP) ainsi que l’octroi de bourses à des étudiants maliens.

C’est précisément dans ce cadre que le ministre de l’Éducation nationale et de la culture, Cheick Oumar Sissoko, et l’ambassadeur de la république populaire de Chine dans notre pays, Zhang Guoqing, ont présidé mercredi dernier dans les locaux de la chancellerie chinoise la cérémonie de remise de notices d’admission dans les universités chinoises à trente nouveaux boursiers maliens en partance pour la Chine. C’était en présence du recteur de l’Université de Bamako, Mme Jeannette Siby, de responsables de l’administration scolaire et de l’ensemble des étudiants. Les nouveaux boursiers maliens se spécialiser en droit public, relations internationales, mathématiques, informatique ainsi qu’en génétique, reproduction des cultures et thermophysique, etc. Parmi la trentaine de boursiers, 12 postulent à un master et 11 à divers doctorats.

Le secrétaire administratif de l’Amicale des anciens étudiants et stagiaires maliens en Chine (AAESMC), Souleymane Karamoko Traoré, et l’ambassadeur de Chine se sont félicités de cette forme de coopération entre nos deux pays et en souligne l’exemplarité. « C’est une preuve de l’attention particulière qu’accordent les autorités de nos deux États à l’éducation et à la formation. La coopération sino-malienne se porte très bien. Elle se développe à la satisfaction de nos deux États puisqu’elle traduit l’adéquation des priorités du développement économique et social du Mali avec les orientations de la politique de coopération de la Chine dans les domaines de la santé, la recherche, l’éducation, la culture, les mines etc. « , a indiqué Souleymane Karamoko Traoré.

« Le développement économique et social d’un pays sans aucun doute, nécessite beaucoup d’investissements. La part de l’éducation, de la formation et de l’instruction des ressources humaines reste déterminante. Car sans de bonnes ressources humaines, les ressources naturelles ne peuvent pas être exploitées de façon adéquate dans une société de connaissances comme les nôtres actuellement« , a estimé de son côté le diplomate chinois. Son pays envisage ainsi d’élargir qualitativement et quantitativement son programme d’aide à ses partenaires moins nantis d’Afrique, conformément aux accords conclus lors du Sommet de Beijing sur la coopération sino-africaine, a confirmé le diplomate chinois.

Le ministre de l’Éducation nationale et de la Culture a, lui, appelé les nouveaux boursiers à honorer le Mali en respectant les lois de leur pays d’accueil. « Vous avez la chance d’étudier dans un merveilleux pays. La langue et les expertises chinoises constituent des atouts majeurs de l’avenir. En 1949, la Chine n’était qu’un pays pauvre. Mais aujourd’hui, elle compte parmi les plus riches. Vous devez comprendre que seules la volonté et l’imagination sont la clef de la réussite chinoise« , a conclu le ministre Sissoko. Avant de procéder à la remise symbolique des notices d’admission aux étudiants.

L. DIARRA- L’Essor

03 septembre 2007.