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Au sortir des établissements qu’on a pu visiter, la rentrée hier des écoles secondaires et professionnelles s’est déroulée dans une ambiance relativement mitigée.

Au lycée Mamadou Sarr (LMS) d’Hamdallaye-ACI, l’atmosphère était certes conviviale, mais le boycott des enseignants contractuels a complètement perturbé la reprise des cours dans cet établissement. Une trentaine de professeurs contractuels ne s’étaient pas présentés hier matin.

« Nous essayons de faire avec ce que nous avons. On n’a pas d’autres problèmes, mais la grève des enseignants contractuels a certainement perturbé la journée », déplorait le proviseur de l’établissement, Alou Diarra.

Au lycée Notre Dame du Niger (LNDN), où la grève des enseignants contractuels a eu moins d’effet, les cours ont normalement démarré. « Les cours ont effectivement démarré. Nous sommes un établissement semi-privé, en plus des enseignants de l’Etat, nous avons aussi des enseignants de l’enseignement catholique, ce qui explique qu’on n’a pas tellement ressenti cette grève », a expliqué le proviseur du LNDN, Mme Dembélé Maria José Samaké.

A l’Ecole centrale pour l’industrie, le commerce et l’administration (Ecica) l’affluence rappelait le marché « Dabanani », rendant quasiment impossible l’accès à la direction de l’établissement.

« Nous sommes un peu débordés pour la rentrée de ce matin, on avait pensé qu’on ferait un avis d’échelonnement (rentrée par classe), mais on s’est rendu compte après que la rentrée devrait être effective, or les fournitures scolaires n’étaient pas disponibles », a commenté le directeur d’études de l’Ecica, Laurent Ky.

Les élèves de l’Ecica ont surtout mis à profit la journée pour s’inscrire et retirer leurs effets et fournitures scolaires.

En principe, la rentrée des écoles secondaires et professionnelles est effective sur toute l’étendue du territoire.

Par rapport aux années précédentes, les autorités scolaires ont décidé de procéder très tôt à l’ouverture des classes.

Selon de nombreux observateurs, cette décision vise à assurer une meilleure organisation des élections générales de 2007.

Les scrutins, on s’en doute, se déroulent dans des écoles et les enseignants figurent très souvent en grand nombre parmi le personnel électoral.

Amadou Waïgalo

26 septembre 2006.